3 choses que je retiens de ce dimanche chez les Maoris

Alexandra et moi sommes arrivés en Nouvelle-Zélande il y a maintenant une semaine. Ce dimanche, nous avons eu le privilège d’assister à quelque chose d’unique: l’Église où nous allons s’est rendue sur un Marae, pour célébrer avec les Maoris le 200ème anniversaire de l’arrivée de l’Évangile chez ce peuple. Voilà 3 choses que je retiens de cette cérémonie si particulière.

1. L’Évangile unit

C’est une chose que nous avons remarqué à chaque arrêt lors de notre voyage: l’Église est une grande famille. C’est une chose de le vivre dans sa propre culture, mais pouvoir le vivre dans une culture totalement différente le rend plus tangible. Quand nous sommes arrivés sur le Marae, nous avons été accueillis comme des frères et des sœurs par ces chrétiens Maoris.

La cérémonie d’accueil —pōwhiri en Maori— est très protocolaire. Des chants inaugurent la cérémonie, nous invitant à aller nous asseoir, les femmes ouvrant le cortège. S’ensuit plusieurs discours, entrecoupés de chants. La moitié des discours était en Maori. Pourtant, nous pouvions sentir et voir une véritable unité, et un vrai amour fraternel entre nous.

2. L’évangile restaure

L’histoire des Maoris et des colons britanniques est sanglante. Après la signature du traité du Waitangi, des différences dans les versions anglaises et maoris ont mené à des révoltes qui ont finies dans le sang et à des confiscations de nombreuses terres maoris. Encore aujourd’hui, de nombreux maoris ont un vif ressenti quant à ces blessures du passé.

Le discours le plus émouvant fut sans doute celui d’une femme qui a pris la parole pour raconter son histoire. Elle commença par dire combien son mari —qui est un maori descendant direct du roi— était un homme dont les blessures de l’histoire le rendaient amer. Il ressentait une réelle colère contre les Pakeha, dont les ancêtres avaient volé la terre des siens. Mais sa femme raconta comment l’Évangile le transforma et comment le pardon de Dieu lui a permis de pardonner les hommes (Mt 6.12-15). Cet homme que Dieu avait pardonné pouvait à son tour pardonner.

J’ai vraiment vécu cette cérémonie en me souvenant du mur qui séparait les juifs et les grecs, abattu par l’Évangile (Ep 2.14; Ga 3.28). Ces deux peuples, autrefois opposés, en guerre, peuvent maintenant goûter la restauration que produit l’Évangile.

3. L’Évangile progresse

Cette cérémonie a été l’occasion de se réjouir de l’arrivée de l’Évangile chez les Maoris mais aussi de se rappeler qu’ils existent encore des centaines de peuples non-atteints (au sens où il n’existe chez elles aucune Église ou aucun croyant connus). Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont jamais entendu parler de Jésus-Christ!

L’Évangile sauve encore aujourd’hui (Rm 10.13). Nous devons partir ou envoyer des missionnaires annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile (Rm 10.14-15). Chaque avancée de l’Évangile est l’occasion de célébrer la bonté et la grâce de Dieu mais aussi de se rappeler de notre mission: aller et faire de toutes les nations des disciples (Mt 28.18-20).

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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