6 raisons pour lesquelles je n’irais pas boire un café seul avec une femme

J’écris cet article suite à une discussion sur Facebook où l’un de mes statuts sur les relations homme/femme avait déclenché pas mal de réactions. Je voulais alors prendre le temps d’écrire les raisons qui me poussent à dire que je n’irais pas boire un café seul avec une femme autre que la mienne.

Quelques précisions

C’est avec beaucoup de prudence que j’écris cet article. C’est un sujet délicat pour lequel on peut trouver, parmi les chrétiens, un éventail de positions différentes.

Aussi, cet article et les principes que j’énonce sont le fruit de mon passé, d’années de réflexion, et de ce que je comprends comme être une attitude sage. J’entends qu’on puisse vite basculer dans le laxisme ou, au contraire, dans une espèce de légalisme plus rigoureux que la Bible elle-même. Mais ma position n’est pas une règle, ni un ensemble de règles. Ce sont simplement des principes, que j’applique à moi-même. Je n’entends pas les appliquer à tous et ne jette pas l’anathème sur ceux qui ont un avis différent du mien.

Mais je prie que ces principes puissent guider le plus grand nombre dans le discernement de ce que Dieu attend d’une relation entre un homme et une femme; et que le peuple de Dieu puisse grandir en sagesse et en sainteté.

Enfin, je précise que ces principes sont des principes généraux et qu’on pourrait trouver des situations dans lesquelles un tête-à-tête est presque inévitable (dans le cadre du travail par exemple—même si c’est le premier endroit où commence l’adultère), aussi, je parle ici d’une relation « d’amitié », et parle d’un point de vue d’un chrétien, celui d’un homme marié. Mais je pense que ces principes peuvent s’appliquer à quelqu’un de célibataire, peut-être même davantage.

Voilà donc les 6 raisons pour lesquelles je n’irais pas boire un café seul avec une autre femme que la mienne:

 

1. On ne sait pas ce que les gens pensent

La première raison concerne notre témoignage. En tant que chrétien, notre témoignage compte, parce que notre comportement doit être exemplaire. Ce que nous faisons doit pousser les gens à louer Dieu (Mt 5.16).

Si je vais boire un café avec une femme, ceux qui ne me connaissent pas penseront assez naturellement que nous sommes en couple. C’est une généralité et il y a des exceptions, mais je pense que la majorité des gens penseront cela. Ceux qui me connaissent, et surtout les chrétiens je pense, pourront se demander pourquoi je bois un café seul avec une femme, ou pourquoi ma femme ne m’accompagne pas. Et ils auraient raison.

On ne peut savoir ce que pensent les gens et on doit s’en soucier. L’attitude consistant à ne pas se soucier du regard de l’extérieur oublie la dimension du témoignage dans notre vie chrétienne.

 

2. On ne sait pas ce que l’autre pense

La deuxième raison concerne l’autre personne. On ne sait jamais ce que l’autre pense. Il se peut qu’il n’y ait aucune ambiguïté de sa part, mais l’inverse est aussi vrai. Même si la personne nous assure qu’il n’y a rien de son côté, on ne peut jamais vraiment le savoir. Je connais des situations où l’homme a appris plus tard que la femme était intéressée par lui alors que sur le coup, elle s’en était bien évidemment défendue! L’inverse peut être aussi vrai.

De plus, si deux personnes sont célibataires, il est fort probable qu’au moins l’une d’elle souhaite ne plus l’être. C’est encore une généralité, mais c’est encore souvent vrai. Penser que l’autre partage notre bonne foi (si tant est qu’elle soit là), c’est se leurrer. Nous ne pouvons pas savoir ce que pense et ressent l’autre personne, surtout quand on a accepté de passer du temps seul avec elle.

 

3. Quelles sont mes/ses motivations?

Troisième raison: les motivations. On doit se demander quelles motivations me poussent à aller boire un café seul avec une femme et quelles motivations poussent une femme à vouloir boire un café seul avec moi. Si on est marié, qu’une femme demande un tête à tête est déjà le premier signe qu’il faut refuser et fuir (Ge 39.11-12). Si on est célibataire, on doit se poser la question de nos motivations: pourquoi je voudrais passer du temps seul avec cette femme?

On doit aussi se demander quel est le message que l’on va faire passer. Il y a fort à parier que vouloir aller prendre un café avec une femme soit compris comme un flirt. Dans tous les cas, l’initiative n’est pas anodine.

 

4. Le tête-à-tête crée l’intimité

Comme le dit si bien Henri Blocher: « du tête-à-tête, le corps à corps n’est jamais loin » (dans Clartés sur le mariage). Qu’on le veuille ou non, le tête-à-tête crée l’intimité. Il crée une relation d’exclusivité, au moins pour un certain temps. Personne (à part le monde invisible) n’est témoin de ce qui se dit entre nous.

Souvent, une des raisons qui pousserait certains au tête-à-tête est la dimension de l’intime. On veut se retrouver à deux pour partager des choses dont on ne voudrait pas parler devant d’autres. Et là est le problème: je ne voudrais pas qu’une femme me parle de choses qu’elle ne voudrait pas dire devant ma femme ou devant son mari. Ce qui relève de l’intime ne m’intéresse pas.

 

5. Je veux me protéger, protéger ma femme et protéger mon Église

De la même manière que l’on ne sait pas ce que l’autre pense, on ne sait pas ce que dira l’autre. Je veux me protéger de toute calomnie et autre mensonge qui pourrait salir ma réputation. Bien sûr, ce serait plus l’exception que la règle. Mais les cas de scandales (avérés ou non) devraient nous pousser à la prudence. On pêche moins par excès de prudence que par excès de confiance. Surtout dans ces domaines. Combien de serviteurs de Dieu ont eu la réputation salie par de fausses accusations? Je veux éviter tout scandale à ma femme et à mon Église.

On aurait tort de penser que ma position de responsable d’Église diffère en beaucoup de celles des autres: tout le monde est concerné. Si un homme voit sa réputation entachée, c’est toute l’Église qui est impliquée.

 

6. Je reconnais que je suis faible

Le problème n’est pas toujours l’autre. Je ne suis pas plus fort que David (2 Sa 11.2-4). La Bible nous dit que c’est généralement quand on est debout que l’on tombe (1 Co 10.12). Je prends très au sérieux les avertissements de Jésus (Mt 5.27-28). L’infidélité commence toujours par un café. Ce qui était au début anodin peut se transformer en irréparable.

[Tweet « L’infidélité commence toujours par un café »]

La tentation est une réalité de la vie du chrétien. Celui qui ne se sent pas concerné se ment. Je ne dis pas qu’un café sera forcément une occasion de chute, mais je ne préfère pas mettre le doigt dans ce qui pourrait se transformer en un engrenage qui pourrait m’arracher le bras.

Quand tout va bien avec ma femme, il y a peu de chances pour que je sois tenté outre mesure. Mais le problème se pose lorsque ma situation conjugale, ou celle de la femme avec qui je bois un café, n’est pas telle qu’elle devrait être. La conversation peut vite se transformer et devenir un endroit où l’on partage à l’autre nos difficultés. Et difficultés + intimité = terrain glissant.

Parfois, la chose la plus courageuse à faire, c’est de fuir (1 Co 6.18).

 

Conclusion

J’ai déjà entendu les arguments selon lesquels si je tenais ce genre de discours, c’est que (1) soit je devais avoir des problèmes de pulsions sexuelles qui m’empêcheraient d’avoir une relation saine avec une femme, (2) soit ma femme ou moi-même manquions de confiance ou encore (3) que je projette des idées sur les autres. Mais l’expérience et la sagesse m’ont montré que bien souvent, mes principes étaient fondés. J’espère que ces six raisons montreront que ma décision est réfléchie et n’est pas seulement une réaction légaliste ou épidermique. Je crois qu’elle est sage.

Quelqu’un m’a rétorqué que « la vie, c’est pas une comédie romantique ». Non, mais les comédies romantiques s’inspirent de la vie. Le flirt et l’adultère ne sont pas l’apanage des films. Si les films et les séries qui traitent de l’adultère marchent, c’est parce qu’ils reflètent, en plus d’alimenter les passions tordues de l’homme, son cœur pécheur. En France, plus d’un homme sur deux (55%) et une femme sur trois (32%) avouent avoir déjà été infidèles (sondage IPSOS).

Certains pourraient avancer que je me prive de belles conversations en respectant ces principes. Mais en réalité, je ne m’en prive pas, je les réserve à ma femme.

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Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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39 thoughts on “6 raisons pour lesquelles je n’irais pas boire un café seul avec une femme

  1. @gs68100:disqusje ne saisis pas bien. Voulez-vous dire:
    1. tout est con ou
    2. c’est élémentaire
    ?

  2. vous pouvez développer ou votre réflexion est aussi poussée que laisse à penser votre commentaire?

  3. Nathan dit :

    Intéressant. Et je comprends les principes. Je suis même d’accord avec dans l’absolu.

    Cependant, je ne me fixe pas ces règles à cause de la nature de mon travail. En tant qu’employé d’une église en mouvement dans une très grande ville (Paris), qui n’a pas ses bureaux, et où tout le monde habite à environ 1h/1h30 l’un de l’autre en transport en commun, le café est parfois le meilleur endroit pour retrouver ses responsables d’équipe (y compris celles qui sont des femmes) et les gens clé auprès de qui j’investis du temps (dont certains sont des femmes). Ma femme est au foyer avec les enfants, et elle ne peut que très rarement venir avec moi.

    Pour moi, le café est un endroit public, donc meilleur qu’un autre endroit, justement. Donc on se donne RDV dans un lieu public, on reste à chaque instant dans un lieu public. Et je pratique toujours ce que j’appelle « l’anti-flirt ». Quand je fais la bise, c’est intentionnellement court, et souvent je parle alors que je fais la bise. J’essaie de démontrer que c’est vraiment juste une convention sociale, et pas quelque chose de potentiellement intime. Si on marche vers un café ou vers un arrêt de métro, je fais attention de ne pas marcher proche de la personne. Je suis l’inverse de quelqu’un de « tactile », et je ne regarde que très rarement la femme dans les yeux – quitte à ce qu’on me trouve froid ou distant. Je préfère avoir la réputation d’un leader qui ne pratique pas les règles du leader abordable que d’avoir la réputation d’un mari qui flirte avec d’autres. Je parle suffisamment fort pour que, si elles y prêtent attention, les personnes aux 2/3 tables alentours pourraient nous entendre (ce qui est parfois drôle, parce qu’on parle d’église, de Dieu, de faire des disciples etc, donc j’ai des regards super drôles de la part d’autres gens parfois !)

    Mes règles à moi sont les suivantes :
    1. Si j’ai RDV pour discuter avec une femme, mon épouse le sait. Elle sait à quelle heure on se voit, et où.
    2. Elle a le droit de venir si elle veut.
    3. Si une femme demande spécifiquement à me voir seul, je lui dis non (ça ne m’est jamais arrivé). Il n’y a aucune raison qu’une femme devrait vouloir me voir sans que mon épouse soit là.
    4. Ce n’est jamais un café social. C’est toujours une « réunion de travail » qui se trouve être dans un café.

    Si c’était un café social ou amical, j’y mettrais les même règles que toi. Mais ça ne me passe même pas par la tête d’aller prendre un café juste pour prendre un café avec une femme… Et ça ne devrait pas vraiment passer par la tête d’autres gars mariés !

    1. Laure dit :

      As-tu jamais pensé à former une femme pour faire ce travail « d’investissement avec des femmes » ? As-tu jamais pensé que ta propre épouse pourrait faire ce travail si c’est son don ? As-tu jamais pensé à voir ces femmes avec une tierce personne ? (je te parle en tant qu’épouse de responsable dont le mari garde les enfants pour que précisément j’investisse avec les femmes)

      1. Nathan dit :

        Salut Laure. Evidemment, c’est une très bonne option. Pour ce qui est de mon épouse, elle fait un super travail de discipulat auprès d’un nombre de femmes. En revanche, cela concerne spécifiquement leur marche avec Dieu. Leurs conversations iront plutôt selon les lignes de :
        – Comment va ta marche avec Dieu ?
        – Comment est-ce qu’il te parle à travers la Bible ?
        – Quelles difficultés est-ce que tu traverses ?
        – Comment est-ce que je peux prier pour toi ?

        Pour moi, ce sera plutôt avec des femmes qui ont des responsabilités dans l’église et des questions du genre :
        – Comment va ton équipe de service / groupe de vie ?
        – Y a-t-il des situations pastorales notable desquelles je devrais être informé ?
        – Quelles sont les personnes que tu es en train de former comme responsable ?
        – Est-ce que tu as besoin que j’intervienne à un niveau ou un autre ?
        – Comment est-ce que l’équipe d’anciens peut te soutenir ?
        – Comment est-ce qu’on peut prier pour toi et ton équipe / groupe de vie ?

        Pour mon épouse, ce ne serait pas pertinent pour elle de poser ce genre de questions : elles sont spécifiques à mon rôle dans l’église. L’alternative est de n’avoir que des hommes qui dirigent des équipes / ministères / groupes de vie dans l’église, ce qui n’est pas biblique d’après nous ; ou bien d’avoir des femmes ancien qui pourraient faire ce travail de suivi, d’encouragement et de ressourcement, mais ça non plus n’est pas biblique d’après nous 🙂

        1. notreeglise dit :

          Et recevoir les femmes qui ont des responsabilités dans l’église au conseil d’anciens?

          1. Laure dit :

            @notreeglise:disqus tu m’as devancée 😉

          2. Nathan dit :

            Voir la réponse donnée ci-dessus 🙂

          3. Nathan dit :

            Que veux-tu dire ?
            1. Faire participer une femme qui a des responsabilités dans l’église à une réunion d’anciens pour lui poser les questions évoquées ci-dessus
            2. Nommer ces femmes en tant qu’anciens

            Si c’est 1. que tu voulais dire, c’est une bonne idée, mais une des idées même du fonctionnement en tant qu’équipe d’anciens c’est que les tâches soient réparties entre nous pour alléger la tâche de chacun et ne pas avoir tout le monde qui fasse tout dans l’église. Donc si chaque responsable d’équipe devait venir à une réunion d’anciens à chaque fois qu’on voulait parler, on ne ferait pas grand chose d’autre quand on réunit les anciens… Pas très efficace, et à l’encontre de la façon dont l’équipe d’anciens devrait fonctionner selon moi.

            Si c’est 2, je crois que bibliquement les anciens devraient être des hommes.

    2. Nussbaumer Jacques dit :

      Merci pour ce complément, Nathan! Le café est un lieu qui permet en effet d’éviter une forme d’intimité déplacée ou « glissante » D’autre part, la première règle que tu proposes me paraît essentielle. C’est aussi ce que je pratique: la transparence avec mon épouse! Le ministère pastoral en particulier nécessite de la confiance au sein du couple, et de se donner des règles claires (pour certains sujets, il est préférable de renvoyer vers une femme). Je crois qu’il est plus sain d’apprendre à bien gérer la mixité en se donnant de bonnes règles de conduites que de chercher à l’éviter…

      1. notreeglise dit :

        Jacques tu dis: « Je crois qu’il est plus sain d’apprendre à bien gérer la mixité en se
        donnant de bonnes règles de conduites que de chercher à l’éviter ». Je pense que j’ai essayé d’énoncer de bons principes. Quand tu dis « chercher à l’éviter », tu penses à l’article? Que penses tu des 6 points que je donne?

        1. Nussbaumer Jacques dit :

          Je dirai simplement que je rejoins en grande partie les remarques de Nathan et Guillaume. Je comprends et adhère au principe de prudence et de sagesse en la matière (avec le gros bémol évoqué sur le premier point). Je pensais effectivement à l’article en écrivant ma dernière remarque, trouvant qu’il force le trait. Mais c’est probablement lié d’abord au format de l’article et son caractère de réponse à une discussion menée par ailleurs. C’est peut-être aussi lié au fait que l’exemple pris « prendre un café » (qui n’est peut-être qu’un « point d’appui pour développer tes arguments) correspond à une multiplicité de situations et de contextes possibles qui ne correspondent pas toutes, et pas forcément aux thèses que tu développes… Ce qui, à la lecture de l’article pris dans son ensemble, peut donner l’impression (sans que ce soit ce que tu dis ou penses) toute relation entre un homme et une femme sous l’aune de la suspicion, manquant l’aspect positif d’une vraie grâce à travailler et à vivre, celle d’une saine relation de collaboration et/ou d’amitié entre les sexes (et qui intègre normalement le conjoint, le cas échéant).

          NB: Par ailleurs et juste pour « pinailler », mais aussi pour le confort du lecteur, il y a quelques coquilles dans l’article (quelques fautes d’accord) qui font « mal au français »!

  4. SOGADJI Célestin dit :

    super je vous félicite pour ces analyses.

  5. Le Bon Combat dit :

    Très convaincant!

    Par contre le point (1) me parait être plutôt neutre. En effet, le fait de boire un café dans un lieu public, même avec une personne de sexe opposé, n’interpelle que très peu, voire pas, dans la culture dans laquelle nous vivons. A part peut-être certains chrétiens?

    Et si c’est un problème de « réputation interne », alors le débat est ouvert, mais je ne crois pas qu’il faille céder aux caprices des uns et des autres. Comme je l’ai dit sur Facebook, Christ lui ne l’a pas fait (des passages que tu ne prends pas en considération, d’ailleurs).

    Le risque de calomnie est bien réel (cf. point 5), est c’est un vrai sujet. Mais il me semble justement que les chrétiens devraient réagir contre toute forme de calomnie. La calomnie est un péché. Boire un café dans un lieu public avec une personne du sexe opposé ne l’est pas.

    Pour le reste, je suis ok avec l’ensemble de l’article, et bien que je me refuse d’adopter une position normative comme la tienne, je crois que dans 98-99% des cas, je chercherais à éviter ces situations, sauf bien sur si j’y suis contraint (comme ça a pu être le cas lorsque je travaillais dans le monde séculier).

    Merci encore pour votre super blog!
    Guillaume

    1. Nico dit :

      Totalement d’accord avec Guillaume sur son analyse du point 1. Ca dépend pleinement de la culture de la région dans laquelle on est. Si vous êtes à Paris par exemple, prendre un verre avec tout le monde fait partie de la culture, et notamment sur le plan professionnel… les gens ne se poseront pas vraiment ce genre de question…

      1. Il te reste quand même 5 points derrière…

    2. Nussbaumer Jacques dit :

      Je partage ton avis, Guillaume! Il faut lutter contre les surinterprétations malveillantes, qui sévissent parfois dans nos milieux. Sur le reste, la prudence est bien évidemment de mise, en ne se croyant pas au-dessus de toute tentation!

      1. Le Bon Combat dit :

        Après je note que Matt énonce des principes qui lui sont personnels. Et je dois avouer être très proche de lui, au final.
        J’aurais pu écrire cet article il y a quelques temps. Je faisais même de principes similaires un norme absolue (contrairement à Matt). Mais je me suis rendu compte que certains se servaient de ce style de règle comme d’un carcan dans lequel ils enferment les autres. Et je constate aussi que la calomnie n’a pas besoin d’un café : il suffit d’une simple présomption pour que le calomniateur se lâche (il y a des spécialistes, surtout en la matière!)
        Du coup je pense quand même être globalement d’accord avec l’article, mais de laisser la porte ouverte à de rares exceptions.

        1. Nussbaumer Jacques dit :

          J’entends bien qu’il s’agit de principes personnels, Guillaume. Je suis d’accord que c’est effectivement le « carcan » dans lequel on « enferme les autres » qu’il faut éviter, et qui requiert d’associer fermeté dans les principes que donne l’Ecriture et souplesse dans leur interprétation et leur usage à un niveau plus général.

        2. Bonjour à chacun,
          Oui, les règles ne produisent pas les pensées. Ce sont les pensées ‘pures en tout temps et en toutes situations’ qui préservent. La règle ne protège personne. Par contre, avoir ‘des pensées constamment renouvelées’ permet de faire face à tous les imprévus. Car les imprévus ne manquent pas.

          Je ne pensais pas lire un tel article en 2015 de la part d’une personne jeune …. même une mère au foyer est amenée à rencontrer des hommes et dans sa propre maison, comme le plombier ou le concierge, le jardinier et déjà le voisin, et lorsque les enfants vont à l’école, les autres parents, et donc, un père ou un autre, un prof, un directeur, etc

          Si le lave-linge ou le lavabo a une grande fuite, doit-elle attendre son mari pour appeler le plombier ? Si le plombier travaille plusieurs heures d’affilées, ne serait-ce pas justement plus logique de lui servir un café ? Un meilleur témoignage ?

          Une mère sera presque forcement ‘confrontée’ aux pères d’autres enfants et lorsque son enfant tombe de son vélo, si un voisin le ‘soigne, (même d’un bonbon et d’un pansement miniature),et offre une boisson à la mère, lorsque elle récupère son enfant, le ‘témoignage’ envers le non-chrétien sera bien plutot négatif, si la mère refuse. Et ce n’est pas même un lieu public.

          Cela m’étonnerait que ce papa pense : on voit que cette dame est chrétienne ! Il pensera bien plutot : – mais de quelle planète, c’est à dire de quelle secte peut bien faire partie cette voisine qui rougit (Car cela faisait 2 mois, qu’elle ne s’était pas retrouvée seule à seule avec un homme) et s’en va en bredouillant ?

          Pour les personnes qui travaillent, dans pratiquement tous les métiers, il y a ‘des pauses communes’, il y a des discussions seul à seul avec un ‘responsable’, entre responsables, avec un client, un fournisseur, etc, etc.

          Il me semble au contraire, que plus nous avons l’habitude de voir beaucoup de personne de l’autre sexe, plus cela devient ‘banal’ et que c’est justement après une ‘trêve’ qu’en se retrouvant soudain dans une situation inhabituelle pour nous qui cela crée ‘un mal-aise’.

          Plus nous avons l’habitude d’avoir toutes nos pensées pures, plus nous pourrons être ‘à l’aise’ dans toutes situations.

          Par contre, si nous avons pris l’habitude de nous confier dans ‘quelques principes’, ils seront de peu de ‘secours’, lors d’imprévus.

          Si tu regardes pour convoiter dans ton coeur …. ailleurs il est aussi écrit que les pensées précèdent les actes. Donc, ce n’est pas ce que l’on fait qui compte mais ce que l’on pense ….

          Et forcement, lorsqu’on place une limite, peu importe où, nos pensées trouveront d’autres ‘palliatifs’.

          Comme nous ne buvons plus de café, croisé sa voisine à la boulangerie deviendra ‘un problème dans nos pensées’. Et si nous ne parlons pas même à la voisine dans la boulangerie, ce sera de la croiser dans ascenseur qui deviendra un problème car NOS PENSEES en elles-mêmes trouveront un moyen ou un autre de ‘divaguer’. Dans certains pays, à force de mettre des règles, plutot que d’avoir des pensées pures, car renouvelées, on cache les femmes … on les empêche même de conduire une voiture. D’un coup, qu’elles se retrouvent au feu rouge cote à cote avec une voiture conduite par un homme !

    3. stephanas dit :

      Allant boire quelquefois un café avec une collègue de bureau sans arrière pensée, on travaillait souvent ensemble dans l’équipe, j’ai eu la surprise d’entendre un autre collègue nous appelés : »les amoureux » tout fort dans les couloirs. J’ai alors pris conscience du jugement des autres.

  6. Thierry Weber dit :

    Merci pour cet article, très encourageant et instructif. C’est vrai que la notion d’aller « sortir boire un verre » a une connotation particulière. Mais je pense que dans certaines situations, boire un café/verre avec une amie est une bonne chose, non ? Pour prendre des nouvelles, échanger, le café symbolise pour moi un lieu de socialisation majeur. Dans beaucoup de situations, le café est l’endroit idéal pour se retrouver (raisons géographiques). Sur le point 1 j’ai quelques réticences tout de même. Est-ce que ce que les autres vont penser de nous doit prendre le pas sur le fait de vouloir boire un verre avec une amie ? Est-ce que le fait d’échanger, de discuter, du prendre du temps pour les autres, se montrer attentif, à l’écoute autour d’un café, n’est pas aussi un bon témoignage ?

    Sur les autres points, je suis entièrement d’accord, mais j’aimerais avoir ton avis sur le point 1 🙂

    1. Salut Thierry et merci pour les encouragements. Même si tu n’es pas d’accord avec le point 1, tu en as 5 autres derrière. Je pense que les 5 points suffisent à se demander si c’est sage ou pas.

  7. Laure dit :

    Merci Matthieu. Je kiffe cet article 🙂

  8. Lucas dit :

    Après ces précisions et le développement de ta pensée je suis plutôt d’accord en ce qui concerne les hommes mariés, étant marié il me paraît plus sage d’inviter une amie chez moi en présence de ma femme plutôt que d’aller la rencontrer seul, c’est clair.
    Par contre, en ce qui concerne les relations homme/femme lorsqu’on est célibataire, soit une partie de ton raisonnement m’échappe complètement, soit il y a une forme d’hypocrisie dans ce discours, j’insiste sur le fait que c’est une vraie question que je me pose et non une provocation !

    Je me demande vraiment comment on peut imaginer qu’une relation entre un homme et une femme débouche sur une relation amoureuse de manière saine (qu’il conviendra alors de clarifier évidemment!) sans qu’ils ne soient d’abord amis… Ça m’échappe, je retrouve souvent ce discours alarmant qui semble mettre un gouffre entre les hommes et les femmes et qui consiste à dire : surtout surtout n’entrez pas en relation d’aucune sorte avec une femme ou vous êtes perdus pauvres fous !!

    C’est vrai que les relations amoureuses ont une part de danger, mais ce qui me semble particulièrement important, c’est d’avoir une relation vivante avec le Seigneur, de connaître sa volonté sur les relations, et par conséquent de clarifier avec l’autre lorsque la relation prend un tournant amoureux. Et ça c’est de la responsabilité de chacun devant Dieu, dans notre relation avec lui, et je pense par ailleurs que le Seigneur sait nous parler à ce sujet quand c’est nécessaire.
    Je ne parle évidemment par de se mettre en danger volontairement, mais de soumettre à Dieu chacune de nos relations, en restant vigilants.

    En tout cas merci pour ces précisions, et je souhaite que mon commentaire ne soit pas mal prit, ce n’est pas l’intention qui est derrière en tout cas ;).

    1. notreeglise dit :

      Hello Lucas, merci pour ton commentaire. Je reprécise encore une fois: cet article n’est pas normatif, il ne régit pas les relations homme/femme, il ne dicte pas des règles de conduite à adopter par tous en tout temps. Il énonce selon les raisons, dans mon cas, qui expliquent ma position.
      Ensuite, concernant ton commentaire, il est clair que dans le cas de deux célibataires, il es important de mieux se connaitre pour savoir si on veut s’engager ou pas. Mais pour moi, le café signifie déjà une étape dans la relation: si on prend un café avec quelqu’un, qu’on passe du temps en tête à tête (dans un endroit public), c’est qu’on veut apprendre à mieux se connaitre. Prendre un café juste comme ça peut laisser penser à l’autre que je m’intéresse à lui. Dans tous les cas, il faut être intentionnel. Si je suis célibataire et que je vais boire un café avec une fille qui m’intéresse (parce que sinon, pourquoi aller boire un café seul avec une fille?), est-ce que je suis clair? Est-ce que la fille connait mes intentions?
      Pour moi, ton commentaire soulève des questions intéressantes, mais ce n’était pas l’objet de mon article.
      J’ai répondu à ta question?

      1. Lucas dit :

        Oui merci de la réponse ! Effectivement la question était un peu hors sujet.
        Je suis juste devenu assez allergique aux discours sur les relations hommes/femmes puisqu’ils qui me semblent presque toujours standardiser quelque chose de complexe et différent d’une histoire à l’autre. Je pense que l’on a vraiment pas tous la même approche et la même sensibilité à la relation au sexe opposé, ce qui rend la question compliquée.

        J’ai bien saisi les arguments qui expliquent ta position concernant la situation de  »boire un verre », et qui sont valables selon moi ! Encore une fois merci pour l’article et la réponse !

  9. Merci, Matthieu pour cet article courageux, et merci à tous les commentateurs qui enrichissent ce débat ! Je me contenterai, comme Guillaume, d’interroger la pertinence du point 1.

    Il est évident qu’en tant qu’enfant de Dieu, nous voulons avoir un témoignage positif, et donc, en ce qui concerne notre sujet, une attitude non équivoque avec le sexe opposé. (drôle d’expression, soit dit en passant ! 🙂 ) Mais :

    – il y a plein de cas de figure légitimes ! Si quelqu’un va boire un café avec sa sœur, devra-t-il mettre un panonceau bien en vue : « rassurez-vous, c’est ma frangine ! » ? Autre cas « innocent » : tu rencontres une vieille connaissance en ville. Faut-il téléphoner à ta femme avant de l proposer d’aller boire un café avec la dame ?

    – on est bien sûr face au délicat problème de l’équilibre entre deux exigences bibliques :
    * la limitation de notre liberté à cause des faibles
    * et le refus de devenir l’esclave de la conscience de l’autre qui me juge !
    Que tout ce que nous faisons se fasse avec prière, en communion avec le Seigneur !

    – Je refuserai de considérer comme équivoque le simple fait de prendre un café avec quelqu’un. Merci à Nathan d’avoir bien précisé comment enlever toute ambiguïté ! Avec de telles précautions, ma conscience étant pure, je n’accepterai pas le carcan paralysant du « Qu’en dira-t-on ? », même (et surtout ?) évangélique !

    – La question traitée va évidemment bien au-delà du cas du café. Elle vaut aussi si on va boire un Coca ! Plus sérieusement, je pense à ce frère que mon épouse est allé accueillir à la gare, et qui a demandé à s’asseoir à l’arrière de la voiture « à cause du témoignage ! » , l’obligeant à faire « taxi » ! Vous ne trouvez pas que cela va un peu loin ?

    – Enfin, une dernière pensée : la fréquence de tels cafés n’est-elle pas un élément à considérer ?
    Y a une grande différence entre un café occasionnel et une rencontre régulière, non ?

    Ceci dit, je suis en parfaite harmonie avec tes 5 autres points, Matthieu ! Tu as parfaitement raison d’inviter tes lecteurs à une vie en public responsable devant le Seigneur !
    Bien amicalement, Claude

  10. Daniel Moussougan dit :

    Je suis parfaitement d’accord.

  11. dj raggamatik dit :

    Très bon article comme d’habitude 😉
    Pour ma part, en temps qu’homme marié, je me suis retrouvé dans une situation parallèle où j’ai du ramener une jeune femme chez elle, seul en voiture.
    Je dois avouer que j’ai été très mal à l’aise. Non pas, que mes pensées ait été malsaines mais la situation de me retrouver seul avec une autre femme que la mienne m’a mit mal à l’aise. J’ai eu l’impression de franchir une barrière. Comme il a été dit dans l’article  » Je ne suis pas plus fort que David  » et j’en était bien conscient.
    Plus tard mon épouse s’est retrouvée dans la même situation et le même malaise était présent.
    Depuis, nous nous sommes mit en accord de trouver une solution lorsqu’une telle situation se réprésentait pour nôtre bien et celui de notre couple.

  12. Laure dit :

    Juste pour ajouter de l’eau à ton moulin : l’adultère est, il me semble, la 1ère cause d’abandon du ministère pastoral. On peut aussi rappeler que la France compte en 2014 environ 125000 nouveaux couples divorcés, soit plus de 10 couples mariés pour 1000.
    La sagesse et la prudence s’imposent donc :-). Nous ne sommes pas à l’abri de chuter, et nous devons être vigilants quant à notre témoignage envers les jeunes de nos communautés (ou ceux qui gravitent autour). Par exemple, est-ce que ce qu’en tant que femme mariée je pourrais conseiller à d’autres femmes de faire comme moi ? Si la réponse est non, alors il y a de fortes chances que je sois en situation critique, ou du moins discutable, pour l’une des 6 raisons que Matt cite dans son article.

  13. Yannovitch dit :

    Je ne suis pas d’accord avec plusieurs des points évoqués car je trouve qu’on donne raison à beaucoup de « fondamentalistes » et des gens qui sèment la discorde avec le « qu’en dira-t-on » ce faisant.
    Néanmoins on parle beaucoup de manière théorique mais j’aimerais avoir des cas pratiques correspondant aux différents points évoqués par toi ou dans les commentaires. As-tu déjà été face à un cas où on t’a effectivement reproché d’avoir pris le café avec unetelle ? Est-ce qu’on t’a déjà fait sentir que ta réputation était en jeu après certaines rencontres ? Etc…

    1. Yann, je suis d’accord avec toi, le risque est là de donner raison à des personnes qui vont plus loin que le principe. MAIS, j’exprime ici ma position et je pense que les abus dont tu parles devraient faire l’objet d’un autre article. Dans tous les cas, on est chacun responsable de ses actes et que d’autres abusent ne doit pas nous excuser de nous aussi abuser, dans un sens comme dans un autre.
      Pour parler concrètement, je connais des filles qui s’étaient fait des films après des situations moins « intimes » qu’un café; je connais un pasteur qui s’est fait accusé d’abus par une femme qu’il suivait au niveau pastoral; je connais un pasteur (marié) qui est parti avec une femme (mariée) de son assemblée… Les cas ne sont pas rares.
      Encore une fois, tu es célibataire, je suis marié et responsable d’Église. Nos situations ne sont pas les mêmes.
      Dans le fond, tu dis que tu n’es pas d’accord, mais tu donnes des raisons qui ne sont pas en rapport avec l’article. Je suppose que tu n’es pas d’accord avec le point 1. Et les autres?

  14. examinee too ن dit :

    J’en connais un qui a bu un verre seul avec une femme, au bord d’un puit. Et la femme avait une réputation sulfureuse en plus. ça ne l’a pas dérangé!

    1. Jojo dit :

      Absolument d’accord, c’est vrai (Mais le truc en fait, c’est qu’on n’est pas encore exactement tout à fait comme celui la du bord du puit. Nous on tomberait dedans ) on est pas encore parvenu à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ…

    2. Les deux situations sont différentes: (1) Je ne suis pas Jésus et le danger est grand de se comparer à lui dans toutes les situations. Regardons ce qui, dans chaque situation est de l’ordre de l’exemple ou ce qui est propre à Jésus, le Messie et (2) Jésus n’a pas donné rendez-vous à cette femme, ce qui est très différent. Il ne sont pas allé boire un verre ensemble.

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