7 erreurs fréquentes des études bibliques pour femmes

Dans cet article paru sur le site de The Gospel Coalition, Keri Folmar nous détaille ce qu'elle considère comme les 7 erreurs les plus fréquentes dans les études bibliques pour les femmes.

Jésus souhaite que les femmes soient théologiquement équipées et fondées dans les Écritures. C’est pourquoi il loua Marie qui, « assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. » (Luc 10.39), pendant que Marthe servait Jésus et ses disciples. Plutôt que d’applaudir Marthe pour son esprit de service, Jésus approuva Marie pour avoir choisi « la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » (Luc 10.42) Marie choisit la seule chose qui soit aujourd’hui encore nécessaire. Les femmes qui étudient sérieusement la Bible et qui sont elles-mêmes enseignées, choisissent la bonne part, LA chose qui est nécessaire.

Les études bibliques pour femmes peuvent nous aider à être conséquentes face aux Écritures. Elles nous encouragent à méditer profondément la parole de Dieu et à se demander comment elle devrait s’appliquer à nos vies.  Mais comme Marthe , qui était « occupée à divers soins domestiques » (Luc 10.40) et qui a donc négligé de s’assoir aux pieds de Jésus, nous, les femmes, pouvons êtres distraites, déconcentrées, et ce alors même que nous sommes rassemblées pour étudier la Bible ensemble.

Voici sept erreurs fréquentes que nous commettons.

1. Nous perdons de vue le but.

Le but d’une étude biblique devrait être… d’étudier la Bible. Je sais que ce point parait évident mais nous pouvons être rapidement distraites par de nombreuses autres choses.

Une étude biblique n’est pas un club de lecture, une séance psy, ou un endroit où combler nos besoins. L’amitié, les conseils et la satisfaction de nos besoins sont souvent les fruits résultant de bonnes études bibliques, alors que nous apprenons à toujours mieux nous connaître et à nous laisser façonner par la parole de Dieu. Cependant, ces résultats ne devraient pas prendre le pas sur notre but premier: étudier la parole de Dieu ensemble.

Si vous gardez ce but en tête, vous resterez concentrées sur la parole de Dieu.  Si des distractions se présentent, vous pourrez revenir aux fondements de la parole de Dieu.  De mauvaises réponses se présenteront mais vous arriverez à la vérité. De véritables besoins seront soulevés et vous serez surprises de les voir satisfaits grâce à la parole de Dieu. Au bout d’une heure ou deux, vous ressortirez grandies, et mieux équipées spirituellement.

2. Nous tolérons les mauvaises réponses 

Puisque « toute Écriture est inspirée de Dieu » (2Tim 3.16), chaque mot est vrai. Chaque passage de la Bible a été écrit par un homme « poussé par le Saint-Esprit » (2P 1.21) qui voulait que ses lecteurs comprennent le message du passage.  L’étude biblique consiste donc à utiliser notre intelligence en dépendant du Saint-Esprit pour comprendre le message de l’auteur. Nous pourrons par la suite laisser ce même message transformer nos cœurs et nos vies.

Je me souviens d’avoir assisté à une étude biblique durant laquelle la leader a annoncé: « Il n’y a pas de questions stupides ici, il n’y a pas de réponses fausses. » Son but, bien entendu, était de mettre à l’aise les femmes présentes et de décoincer la discussion. Elle voulait permettre aux femmes ayant peu de connaissances bibliques de se sentir libres d’exprimer leurs opinions. Cependant, en procédant de la sorte, elle passait outre la vérité objective de la Bible. Car, il y a effectivement de bonnes et de mauvaises interprétations de la Bible. L’étude biblique est l’endroit où l’on cherche ensemble la bonne interprétation : la vérité du passage étudié.

En tant que leader d’un groupe d’étude biblique, vous n’avez cependant pas besoin de bondir, telle une lionne, sur chaque mauvaise réponse. Quelqu’un d’autre dans le groupe donnera peut-être la bonne réponse et vous pourrez vous contenter de l’appuyer. Ou peut-être que le problème est si minime qu’il n’a pas besoin d’être traité frontalement. Vous pouvez rediriger l’attention sur un verset approprié sans plus de commentaires. Cela ne veut pas pour autant dire que nous devrions avoir peur de corriger les mauvaises réponses. Nous devons être prêtres à répondre avec douceur et à donner des arguments bibliques pour contredire une mauvaise réponse.

3. Nous nous appuyons sur les mauvais supports

Le texte de base requis pour une étude biblique est… la Bible. Cette affirmation est également plus qu’évidente mais nous devrions continuellement nous la rappeler. Il n’y a rien de choquant à se retrouver pour discuter de la Bible ayant pour seul support… une Bible. Les guides d’études bibliques peuvent aider mais tous ne se valent pas.

Le psalmiste parle de la parole de Dieu qui est « plus douce que le miel », mais vous ne voulez sans doute pas que les femmes repartent d’une étude biblique avec une petite friandise plutôt qu’avec un bon repas. Beaucoup de vidéos destinées aux études bibliques donnent plus de chaleur que de lumière. John Piper a écrit quelques bons livres s’accompagnant d’une vidéo. Nancy Guthrie et Tim Keller ont publié d’excellentes études bibliques centrées sur l’Évangile. La Gospel Coalition, en partenariat avec Lifeway, prévoit deux études bibliques du même genre à leur prochaine conférence pour femmes. Pourtant, un régime à base de vidéos peut négliger d’apprendre aux femmes comment étudier la Bible par elles-mêmes et donnent l’impression qu’elles ont besoin d’un orateur/trice pour rendre la Bible intéressante et pertinente quant à leurs vies.

Les meilleurs guides bibliques visent à aider les femmes à creuser par elles-mêmes la parole de Dieu sans leur donner les « bonnes » réponses à la petite cuillère, avant même qu’elles n’aient eu l’opportunité de les trouver par elles-mêmes. Ces guides sont centrés sur Dieu et permettent aux femmes de mieux le connaitre. Ils expliquent les versets dans leur contexte et donnent une vue globale de l’Évangile.  Un bon guide poussera  les femmes à s’assoir aux pieds de Jésus et à écouter son enseignement. Les fruits retirés en seront une meilleure connaissance du Seigneur et une plus grande confiance accordée à celui-ci, au quotidien.

4. Nous négligeons l’Évangile

Le fait que Jésus Christ soit mort pour nous, pêcheurs, fait toute la différence. C’est pour cette raison que nous nous réunissons pour étudier la Bible. Et pourtant, semaine après semaine, nous pouvons oublier que nous sommes pécheurs et que nous ne pouvons plaire à Dieu que parce qu’il nous fait grâce. L’Évangile est à la base de tout ce qu’accomplit un chrétien et c’est notre seul espoir lorsque nous péchons. Puisque Christ a réalisé ce qui était écrit, ce qu’ont dit les prophètes, les Psaumes (Luc 24.44), nous pouvons le trouver à chaque page de la Bible. Si nous recherchons le sens du texte étudié, Dieu nous éclairera au travers de l’œuvre de Christ. Les croyants seront encouragés à vivre à la lumière de la vérité de l’Évangile et les non-croyants seront poussés à se repentir et à croire.

5. Nous oublions le sens au profit des méthodes

Je suis une grande adepte des méthodes inductives d’études de la Bible. Dans celles-ci, il nous faut observer, interpréter, trouver des applications concrètes. Tout ceci pour définir clairement quel est le sens du texte et comment nous pouvons l’appliquer à nos vies. Cependant, si la méthode d’étude de la Bible prend le pas sur la recherche du sens du texte, vous pouvez passer de questions en réponses, observer de nombreux faits et ne jamais arriver à une conclusion concernant le sens du texte.  Cela peut engendrer des frustrations chez certaines femmes et laisser penser à d’autres que la Bible n’a pas de sens.

Observer un passage devrait toujours nous permettre d’en dégager un sens clair. L’objectif d’une étude biblique est de découvrir ce que l’auteur a originellement voulu transmettre. Après cela, nous pouvons l’appliquer à nos propres vies.

6. Nous allons trop rapidement vers l’application

Lors d’une étude biblique pour femmes, il nous faut faire attention à ne pas directement appliquer la Bible à nos vies, sans même avoir compris le sens premier du texte. Un des passages appliqués de manière erroné est Jean 6. Un garçon donne ses 5 pains et ses 2 poissons à Jésus qui les multiplie pour ainsi nourrir 5000 hommes, femmes et enfants. Bien trop souvent, la morale de cette histoire est « Donne à Jésus ce que tu as et il le multipliera ! » Mais le véritable enseignement de cette histoire est bien plus glorieux encore. Jésus a multiplié les pains et les poissons pour en faire un signe annonçant qu’il est « le pain de vie. « Celui qui vient à moi n’aura jamais faim et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6.35) L’application pour nous n’est donc pas de donner du pain à Jésus mais plutôt de manger du pain: son corps;  en d’autres termes, de faire confiance à Jésus et d’avoir la vie !

Lorsque nous négligeons le sens véritable d’un passage et que nous tentons de l’appliquer à nos vies, nous nous retrouvons à ne pas du tout appliquer la Parole. Elle perd sa capacité à renouveler nos esprits et à nous transformer et devient un simple moyen pour une vie plus facile. Lorsque nous ne creusons pas pour trouver le sens du texte, nous le rendons trivial et les applications que nous en tirons sont centrées sur l’humain au lieu de nous ouvrir les yeux sur la grandeur de Dieu. Nous devons travailler dur pour trouver le sens véritable d’un passage et seulement réfléchir, dans un second temps, à la manière de l’appliquer à nos vies.

7. Nous séparons l’étude biblique de l’église 

Toutes les études bibliques n’ont pas à avoir lieu à l’église. Les études bibliques ayant lieu dans un quartier, à l’école, sur un lieu de travail peuvent porter beaucoup de fruits. Cela étant dit, si vous souhaitez voir grandir de manière exponentielle les femmes venant aux études bibliques, gardez-les sous l’autorité d’une Église locale. Les femmes d’une même Église sont enseignées de la même manière et sont donc globalement unies dans leur théologie. Lorsque des questions pointilleuses surviendront, étant donné qu’elles ont les mêmes fondations, elles pourront aller confronter leurs conclusions avec leur pasteur, les anciens. Ces mêmes anciens pourront leur permettre de prendre du recul et leur donner des conseils car ils se soucient des âmes féminines. En organisant des études bibliques au sein d’une même Église, en plus de grandir spirituellement, ces femmes participeront à l’unité de l’Église plus elles se connaitront et développeront de véritables amitiés.

Lors du rassemblement « United Christians » à Dubaï, j’ai eu le privilège d’étudier la Bible avec des femmes venant d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Inde, d’Europe, d’Australie, de l’Asie de l’Est, du nord et du sud de l’Amérique.

Nous venons d’une grande variété de cultures et d’arrière-plans religieux. Nous parlons avec des accents différents et n’avons pas la même couleur de peau. Nous nous approchons de la parole de Dieu avec différentes opinions politiques, éducatives et de nombreuses autres différences secondaires. Ces différences nous encouragent à creuser plus profondément encore la Bible et à y trouver la vérité universelle et, par la suite, à l’appliquer à nos différents stades de vies, nos circonstances.

Étudier la Bible ensemble est une joie! Marie qui était assise aux pieds de Jésus choisit la bonne part décrite dans le psaume 16 : « L’Éternel est mon partage et ma coupe ; c’est toi qui assures mon lot, […] Tu me feras connaitre le sentier de la vie; il y a abondance de joies devant ta face, des délices éternelles à ta droite. » (Psaume 16.5-11)

Marie désirait la plénitude de la joie et les plaisirs trouvés en Jésus. Deux mille ans plus tard, Jésus est toujours la source de la joie. Il y a une grande récompense à s’assoir à ses pieds et à apprendre de lui. Lorsque les femmes mettent les distractions de côté et recherchent ensemble Christ dans la Bible, elles choisissent la bonne part. Elles deviennent plus équipées théologiquement et plus ancrées dans la Parole en s’enrichissant spirituellement et en développant leur unité au sein de l’Église.

Merci à Alexandra pour la traduction.

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Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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21 thoughts on “7 erreurs fréquentes des études bibliques pour femmes

  1. L’article commence ainsi : citation : Jésus souhaite que les femmes soient théologiquement équipées et fondées dans les Écritures (………) creuser plus profondément encore la Bible et à y trouver la vérité universelle. Étudiez la Bible ensemble …
    Pourquoi des études spécifiques ‘pour femme’ ? La ‘vérité universelle se découvre différemment par les hommes et par les femmes ? 🙂
    En quoi des cours ‘pour femmes’ pourraient-ils être différents de cours ‘pour hommes’ en théologie ? En math, français, etc, la ‘matière’ reste la même mais peut-être qu’en théologie, les noms des apotres changent … ou .. la fête des pains sans levain se rallonge de quelques jours ou … le canon n’est pas dans le même ordre … ou … ???

  2. EllaO dit :

    Je connais ce blog depuis peu, et j’aime beaucoup son contenu, et la façon dont les sujets sont abordés. Merci pour le travail de lecture, de traduction. Pour cet article, une mise en perspective aurait été sympathique.

    Je me suis posée la même question que « béréenne attitude ». Certes, il s’agit d’une traduction, et le point de vue est donc celui adopté par l’auteur originel et non l’auteur de ce blog, mais tout de même….

    Les mêmes dérives pourraient être observées dans tout groupe (de jeunes, de quartier, gbu…).
    Les questions à se poser seraient plutôt : quels sont les écueils à éviter lors d’une étude biblique en groupe ( ou alors pourquoi fait on des réunions de femmes ?)
    Personnellement (je suis une femme), j’ai « fui » ces réunions, dès lors qu’elles ressemblaient plus à un salon de thé, un défouloir personnel, une réunion tupperware (rayer les mentions inutiles), je n’ai jamais compris l’intérêt d’études spécifiques pour les femmes.
    Je perçois totalement la nécessité d’un suivi spirituel individuel par quelqu’un du même sexe (pour éviter toute situation prêtant aux quiproquos ou autre), mais pas d’études « spécifiques ». Il y a un seul Dieu, un seul Esprit, il n’y a plus ni hommes, ni femmes, ni grecs, ni juifs …

  3. Laure dit :

    Hello les sœurs,
    Merci Matt pour l’article!
    Article qui vaut pour n’importe quelle étude biblique, MAIS pour ma part, je voudrais dire 2 choses, en rapport avec les commentaires précédents :
    1. Pourquoi des études spécifiques pour les femmes?
    – parce qu’elles ont des besoins particuliers en tant que femmes. Les applications ne seront pas les mêmes, et la sensibilité féminine de la leader sera un gros plus pour que la Parole soit comprise et bien décryptée. Nous avons besoin d’entendre que la Parole est puissante dans notre quotidien de maman, épouse, etc.
    – les horaires des études pour femmes sont adaptes a leurs disponibilités (dans mon eglise il y a même deux groupes pour celles libres en semaine et celles libres le we)
    – les études mixtes empêchent les parents de jeunes enfants d’y aller a 2
    – certaines questions seront plus facilement posées devant des femmes plutôt que devant des hommes

    2. Pourquoi des mises en garde spécialement pour les études pour femme?
    Justement parce que parfois les leaders ne dont pas formées, et que nous les femmes, souvent, avouons le, allons privilégier notre ressenti par rapport a un texte plutôt que ce qu’il veut réellement dire!
    Nous sommes sensibles, plus que les hommes, a nos lectures de commentaires ou de livres, et notre discernement peut en pâtir.

    J’espère éclairer mes sœurs, je n’ai pas tout développé, mais je suis ouverte au débat 🙂

  4. Laure dit :

    Je voudrais ajouter une ou deux choses qui me viennent maintenant en tête :
    – des groupes d’étude pour femmes facilitent la création de contacts et d’amitié entre les soeurs qui parfois ont du mal à trouver du temps pour se voir les unes les autres et partager qqch qui a du sens
    – cela facilite aussi les invitations, notamment de contacts musulmanes. Se retrouver en lieu non mixte et plus intime facilite l’intégration et les échanges. C’est pour plusieurs plus facile d’aller entendre parler de la Bible dans une maison avec une tasse de thé que dans une église.
    – les femmes ont perdu le sens de la transmission d’expérience, et c’est un lieu propice pour la faire revivre (cf Tite ; surtout que beaucoup de chrétiennes n’ont pas été élevées dans un foyer chrétien).

    Bref, j’arrête là ! Je suis, vous l’avez compris, 100% convaincue par le ministère des femmes parmi les femmes. Nous avons besoin de femmes qui savent interpréter la Bible de la bonne manière pour nourrir leurs soeurs et que cela porte du fruit dans leur quotidien !

  5. EllO,
    Oui, très bonne question est : pourquoi faire des études pour femme ? La matière est la même et … à moins de penser que la capacité de concentration (ou d’étude ou d’intelligence ou de mémoire ???) n’est pas la même que celle des hommes … les femmes suivent à l’uni, font des thèses d’avocates, d’archéologie, etc, etc et ne pourraient pas ‘suivre’ un cours biblique pour homme … ou ???? 🙂

    Laure,
    tu as écrit : la sensibilité féminine de la leader sera un gros plus pour que la Parole soit comprise et bien décryptée. Nous avons besoin d’entendre que la Parole est puissante dans notre quotidien de maman, épouse, etc.

    Pour une Parole comprise et bien décryptée, pas certaine que cela soit ‘spécifique aux femmes’. Cela sous-entendrait que spécificité des hommes serait une Parole obscure et peu accessible ! 🙂 Ce qui se conçois bien, s’énonce clairement que l’on soit homme ou femme. Avoir ‘un esprit de synthèse et d’analyse’ et être capables de résumer (vulgariser) expliquer un texte ne dépend pas du sexe … et pour ‘le quotidien’ des hommes, les hommes n’auraient pas besoin de savoir que la Parole est puissante dans leur quotidien `?

    Tu ne sembles voir qu’une ‘sorte de femme’, de plus : mariées et avec des enfants ‘à la maison’ ?

    Quel serait le lien ‘plus fort’ car entre femmes, entre une avocate mariée sans enfant, une mère-célibataire qui bosse 8h00 par jour à l’usine, une veuve de 70 ans dont les enfants ne sont plus à la maison et une étudiante qui habite chez ses parents ? Entre 1 femme qui a ‘toujours été chrétienne’ et une autre qui ‘sort d’une vie très mouvementé’ par exemple, quoique les deux ensembles c’est possible …

    Toutes ces femmes ensembles ne seront pas plus proches que 10 avocats sans enfants (HOMME ET FEMME) et 10 célib avec enfants (HOMME ET FEMME) aussi ou encore que 10 hommes-femmes qui viennent de découvrir la bonne nouvelle de l’évangile …

    Une étude théologique, des cours bibliques, ce n’est pas un rassemblement de ‘même mode de vie’ … et cela fait très vite des ‘exclusions’, certains n’entrant pas dans ‘le moule commun à plusieurs’ ….

    1. Laure dit :

      Béréenne,
      je pense que je me suis mal exprimée ! Ou alors tout simplement nous ne sommes pas d’accord.
      Ok, je n’ai cité qu’épouse et mère, mais je n’exclus ni les célibataires, ni les veuves, ni celles sans enfant. j’ai voulu faire rapide, c’est une erreur.

      Je pense que le Seigneur rassemble bien plus de gens différents que n’importe qui ; et à ce titre les églises sont un exemple de diversité. Quelle richesse pour chacun ! Nous avons tous à apprendre les uns des autres.
      Dans une étude biblique, le leader doit être attentif dans sa préparation à ne négliger aucun profil de personne (de même que le prédicateur du dimanche matin), afin que chacun puisse repartir avec une application concrète, un exemple de chose à mettre en pratique dans sa vie. A ce titre, je pense qu’être une femme pour parler à des femmes est un énorme avantage.
      Cela ne veut pas dire que nous n’avons rien à apprendre des hommes, mais que les prédicateurs eux aussi doivent être attentifs à ne pas avoir qu’une vision masculine des applications de la Bible.

      D’autre part, non je ne pense pas que les femmes soient moins intelligentes que les hommes. Nous sommes, hommes et femmes, simplement différents et complémentaires, et nous avons des sensibilités particulières qui n’ont rien à voir avec des capacités intellectuelles ou des connaissances. Nous ne fonctionnons pas de la même manière, et donc nous n’apportons pas les mêmes choses dans un groupe.
      Il me semble que la Bible nous invite à vivre la mixité dans la sainteté, mais aussi à tirer parti de nos spécificités masculines et féminines pour s’édifier entre hommes d’un côté et entre femmes de l’autre.

      1. Nous avons des habitudes, plusieurs assemblées ont des habitudes Laure, et nous transmettons ce que nous entendons souvent répété. Écrire épouse et mère, c’est déjà exclure d’autres femmes, je le soulignais en visant un mode de pensée global à quelques ‘coutumes d’assemblées’, Ne le prend pas personnellement ! 🙂 … et généralement, cela va avec le fait de ‘définir’ des sensibilités particulière aux femmes. Et je reste persuadée que plusieurs différences ne ‘seraient’ pas, si justement, elles n’étaient pas mise en évidences. Plusieurs sont le fait d’acquis, de l’éducation, de l’environnement et ne sont pas intrinsèques aux hommes ou aux femmes …

        Ce n’est pas une question d’être d’accord ou pas d’accord mais des habitudes de chacun.

        Une partie de mes aïeuls proviennent d’une ‘dénomination’ où les rôles-postes sont ouverts indifféremment aux hommes et aux femmes depuis plus de 150 ans. Ils suivent les mêmes formations, occupent les mêmes ‘places’ … bien que la plupart des femmes mariées ne travaillent pas à l’extérieur et restent ‘mère au foyer’. Je pense que nous avons des habitudes différentes. Beaucoup proviennent de l’éducation.

  6. EllaO dit :

    Matthieu tu as lancé un pavé dans la mare avec ce post, et seules des femmes réagissent !

    Laure ton point de vue est compréhensible,

    Laure : 1. Pourquoi des études spécifiques pour les femmes?
    – parce qu’elles ont des besoins particuliers en tant que femmes.
    => la Parole est la même pour tous, et TOUS les prédicateurs et enseignants devraient penser aux personnes au foyer
    Laure : – les horaires des études pour femmes sont adaptes a leurs disponibilités
    => euh et les hommes ?
    Laure : – les études mixtes empêchent les parents de jeunes enfants d’y aller a 2
    => oui et pourquoi ce serait plus à l’homme d’y aller ? Pourquoi pas une fois sur deux ? Dans ce cas il faudrait 2 études identiques et mixtes, de la visio conf… bref
    Laure : – certaines questions seront plus facilement posées devant des femmes plutôt que devant des hommes
    => là oui je suis d’accord, mais plutôt en petit groupe de croissance ou suivi individuel, plutôt qu’en étude biblique à proprement parler

    ici tu exprimes un besoin qui t’est propre (c’est en ca que béréenne réagit) et bien sûr, l’église locale doit prendre en compte ces besoins.
    Mais généraliser à « l’ensemble des femmes en a besoin » c’est aller un peu vite en besogne.
    Il existe un groupe de femmes dans mon église, et je ne ressens aucun besoin, je préfère (et de loin) un enseignement bien solide, donné à l’ensemble de l’église.

    Laure : 2. Pourquoi des mises en garde spécialement pour les études pour femme?
    Justement parce que parfois les leaders ne sont pas formées
    => là j’ai juste envie de pousser un grand cri ! Il y a des femmes tout à fait formées comme tu dis, et des hommes qui enseignent parce qu’ils ont des hommes mais n’en ont pas le don !
    Il y a plusieurs sujets, il faudrait carrément un autre message, mais tous (et toutes) n’ont pas le don d’enseignement, tous (et toutes) ne vivent pas la même chose avec le Seigneur, et ont plus ou moins de choses à transmettre, mais ca n’a rien à voir avec le sexe (il est juste écrit que la femme ne doit pas enseigner l’homme, mais je ne me lancerai pas dans ce débat)

    Laure : 3. des groupes d’étude pour femmes facilitent la création de contacts et d’amitié entre les soeurs qui parfois ont du mal à trouver du temps pour se voir les unes les autres et partager qqch qui a du sens
    => et pas les hommes ?
    Laure : 4. cela facilite aussi les invitations, notamment de contacts musulmanes. Se retrouver en lieu non mixte et plus intime facilite l’intégration et les échanges. C’est pour plusieurs plus facile d’aller entendre parler de la Bible dans une maison avec une tasse de thé que dans une église.
    => la je suis entièrement d’accord avec toi !
    Laure : – les femmes ont perdu le sens de la transmission d’expérience, et c’est un lieu propice pour la faire revivre
    => très juste aussi mais c’est vrai aussi pour les hommes

    Laure : Bref, j’arrête là ! Je suis, vous l’avez compris, 100% convaincue par le ministère des femmes parmi les femmes. Nous avons besoin de femmes qui savent interpréter la Bible de la bonne manière pour nourrir leurs soeurs et que cela porte du fruit dans leur quotidien !

    => on a besoin de chrétiens et de chrétiennes engagé(e)s, vivant pour Dieu, en Jésus, par Lui, et qui nous donnent soif de la parole, qui nous donnent soif de connaître Dieu !
    =>et chaque église locale doit répondre aux besoins du corps local

  7. Bonjour à vous ! C’est beau de voir des sœurs échanger entre elles, mais puisque vous me demandez mon avis, le voici.

    La question qui revient dans les commentaires est : « pourquoi faire des études pour femme ? »
    Ma question à moi serait : pourquoi ne pas en faire ?
    Où est le problème à avoir des rencontres spéciales pour les femmes. Des études bibliques avec des thèmes ou des sujets précis ? Si rien dans la Bible ne m’oblige à faire des rencontres spéciales, rien ne m’en empêche. En fait, je vois plus d’avantages que d’inconvénient à proposer des temps spécifiques.

    L’idée n’est pas de remplacer les études bibliques de l’église, où l’on enseigne la Bible à toute l’Église, mais plutôt d’avoir des études bibliques spécifiques. L’article le sous-entend, au point 7: « Les femmes d’une même église sont enseignés de la même manière et sont donc globalement unis dans leur théologie. »

    Voilà ! Mon souhait c’est que les femmes puissent être enracinés dans la Parole de Dieu, au même titre que les hommes.

  8. Études bibliques ou rencontres ?

    L’article commence de parler de théologie. Mais il est vrai que l’article n’est pas si clair que cela. La théologie, l’étude de la Bible est différente en fonction des connaissances de chacun. Mais pas des ‘sensibilités’, du sexe, de l’age, de l’état civil …

    Certains et certaines ont un niveau de débutant, d’autres connaissent déjà, très, très bien la Bible.

    En supprimant l’ambiguïté : étude-rencontre, on trouve des réponses évidentes.

    Sinon, pour des ‘rencontres de femmes’ sans faire de théologie, dans quel but ? Si c’est pour avoir chacun les yeux tournés vers ‘notre propre ventre’, nos propres besoins, bonjour l’égoïsme de la rencontre … et mettre ensemble une poignée dont chacune recherche ‘sa propre satisfaction’, pas certaine que ce soit une opportunité pour ‘créer des amitiés’.

    Et … est-ce le but de l’église (au sens large), c’est à dire le but des chrétiens d’avoir ‘des amis’ ? Dans un sens, oui, oui, et même des frères et soeurs qui seront là dans les bons et les mauvais moments … mais les frères et soeurs ne sont pas là pour ‘avoir des loisirs entre chrétiens’ …………..

    Rechercher à nous rassembler avec ‘ceux qui nous ressemblent’ ? Ou recherche à servir ? Rechercher à participer à des réunions « qui nous plaisent’ … ? Ou recherche à nous former, nous instruire, à vitre l’église (des personnes qui vont prier les unes pour les autres, se soutenir, etc, etc et pour cela pas besoin qu’elles soient du même age-sexe-culture que ‘nous’ …

  9. Pour mettre des femmes ensembles, je pense qu’il doit y avoir impérativement parmi elles, des personnes qui connaissent l’histoire de l’église, au moins en partie, le contexte historique des premiers chrétiens (en tout cas) et qui sauront lire une concordance, une strong, un dictionnaire etc et ont des notions en langue, afin de pouvoir expliquer des choses basiques aux personnes qui ne connaissent que le français, ne serait-ce que d’expliquer qu’une langue ne se traduit pas au ‘mot à mot’ que les langues de la Bible sont des langues très, très riches et qu’il est impossible en français de ‘rendre l’original’ dans toute sa complexité et avec exactitude, enfin les ‘choses basiques’ qui ne s’inventent pas, si on ne les a pas apprises.

    Pour revenir à l’article, il comporte une deuxième ambiguïté. La première phrase de l’article : –  » Jésus souhaite que les femmes soient théologiquement équipées et fondées dans les Écritures. « 
    Plus loin, l’article dit encore
    –  » Ces différences nous encouragent à creuser plus profondément encore la Bible et à y trouver la vérité universelle (…) . Deux mille ans plus tard, Jésus est toujours la source de la joie. Il y a une grande récompense à s’assoir à ses pieds et à apprendre de lui. Lorsque les femmes mettent les distractions de côté et recherchent ensemble Christ dans la Bible, elles choisissent la bonne part. Elles deviennent plus équipés théologiquement et plus ancrées dans la parole en s’enrichissant spirituellement et en développant leur unité au sein de l’église.

    L’article explique que le but de ces études théologiques est d’étudier La Bible, de se FONDER dans les écritures. Mais plus loin, l’article dit autre chose : pour le reprendre textuellement :

    Une phrase dans l’article : –  » Les femmes d’une même église sont enseignés de la même manière et sont donc globalement unis dans leur théologie.
    L’article dit soudain très clairement qu’il y a un autre ‘fondement’ : une théologie commune à la dénomination.
    Les femmes ne ‘creusent’ soudain plus profondément la Bible pour y trouver la vérité universelle …
    … elles ne sont soudain plus assises aux pieds de Jésus mais elles sont assisses au pieds de l’enseignement qui est propre à leur dénomination :

    Une phrase dans l’article : –  » Lorsque des questions pointilleuses surviendront étant donné qu’elles ont les mêmes fondations, elles pourront aller confronter leurs conclusions avec leur pasteur, les anciens.

    Qu’est-ce que des questions ‘pointilleuses’ ? Est-ce des questions ‘pointues’ ? Quelles seront les réponses des pasteurs et anciens ?

    Le but semble être l’unité. Dans un sens, oui, oui. Paul écrivait aux Philippiens, si nous sommes parfois d’un autre avis, en attendant marchons d’un même pas.

    Ce qui est très, très différent que de ‘répéter’ tous la même chose, sans avoir creusé. Car des questions, plus nous étudions la Bible, plus nous en avons …

    La phrase de l’article suivante : Ces mêmes anciens pourront leur permettre de prendre du recul et leur donner des conseils car ils se soucient des âmes féminines. Par cette phrase, on sort encore plus complétement de la théologie, on sort carrément de l’étude biblique pour placer les femmes non plus comme des étudiantes, mais comme des ‘âmes féminines’ … ??? …. ??? (Sans commentaires)

    La phrase suivante de l’article : En organisant des études bibliques au sein d’une même église; en plus de grandir spirituellement; ces femmes participeront à l’unité de l’Église plus elles se connaitront et développeront de véritables amitiés.

    Et on s’écarte encore un peu plus du ‘concept ifondamental’, ce n’est maintenant plus du tout une étude de la Bible à l’écoute de Jésus, fondée sur les écritures, une recherche de la vérité universelle de la Bible,

    Mais c’est un enseignement uniforme donné à toutes les femmes, afin qu’elles apprennent toutes la même chose …

    On est soudain bien loin de ce que dit l’article ici : Lorsque les femmes mettent les distractions de côté et recherchent ensemble Christ dans la Bible, elles choisissent la bonne part. Elles deviennent plus équipés théologiquement et plus ancrées dans la parole en s’enrichissant spirituellement et en développant leur unité au sein de l’église.

    Étudier la Bible ou recevoir un enseignement uniforme sont deux choses, bien, bien différentes.

    Cette deuxième très grande ambiguïté est renforcée par la première : est-ce des rencontres ou est-ce un approfondissement théologique ?

    C’est très, très subtile comme façon d’apporter les choses … et le tout est très ambigu.

    Est-ce La Bible qui fait autorité en matière d’enseignement théologique ?
    Est-ce Jésus qui fait autorité, comme l’article le souligne ?
    Ou est-ce ‘la théologie commue et uniforme’ distillée aux femmes qui fait autorité ?

    Perso, je ne m’inscrirais pas à des cours, dont la ‘présentation’ dit tout et son contraire …

  10. EllaO dit :

    Ah béreenne attitude, je crois qu’on s’entendrait bien si on se connaissait IRL…

    Je n’ai pas souhaité répondre hier à Matthieu, effectivement rien n’empêche de tenir des réunions spéciales pour les femmes (mais on peut multiplier aussi à l’infini, les réunions pour les blondes, pour les hommes qui ont les yeux bleus… essayez de réécrire l’article en remplaçant les femmes par un autre sous groupe, les bretons par exemple… comme ça je ne serai pas taxée de raciste, mais vous comprenez l’idée…).

    Mais quelle est la justification d’un enseignement « particulier » ? La justification serait un besoin particulier d’un groupe de personnes : les enfants par exemple (et encore…)
    Dans la Bible ce qui est distingué est la maturité spirituelle de l’auditoire (ceux qui sont au lait, ou à la viande pour Paul, ou de même dans les épitres de Jean, la distinction petits enfants/jeunes gens… qui désigne elle aussi la maturité spirituelle)

    Les femmes ont elles des besoins particuliers en terme d’enseignement et d’étude biblique ? non je ne pense pas, mais c’est mon avis. Marie est allée s’asseoir aux pieds de … Jésus.
    Hommes et femmes ont tous le même besoin de Christ.

    Tout dans l’article (et un peu aussi dans ton commentaire Matthieu) sous entend que les hommes seraient mieux formés, mieux enseignés, et n’auraient pas besoin d’études « spécifiques » rien que pour eux. Et là je ne vous suis pas. Les hommes ET les femmes assistent bien aux mêmes cultes et aux mêmes études en assemblée non ? Pourquoi les femmes auraient besoin de plus, ou d’autre chose ?

    Comme je l’ai déjà dit, il me semble qu’un groupe spécifiquement féminin se justifie dans le cadre d’un groupe de partage et de croissance, où l’on peut partager des situations personnelles, intimes, afin de confesser nos péchés et de prier ensemble, et de ne pas susciter de situations dangereuses. Mais il ne s’agit pas à proprement parler d’études bibliques dans ce cas.

    Bref deux axes de réflexion pour moi suite à cet article :
    – quelles dérives éviter dans n’importe quel groupe de chrétiens (et en particulier, l’église locale – ou une partie de l’église locale- n’est pas un club de chrétiens, et le centre doit toujours être Christ) ?
    – qu’est ce qui justifie dans la Bible un enseignement différencié pour certaines « catégories » de personnes ? ? Certes ce n’est pas interdit, mais en quoi est-ce utile et justifié ?

  11. Oui EllaO, je crois aussi qu’on s’entendrait bien ! 🙂

    Merci de souligner que la recherche de la vérité spirituelle aux pieds de Jésus se fait en fonction de nos connaissances. Dans une classe d’anglais, on ne mettrait pas non plus un élève qui sait dire en tout et pour tout : ‘hello, thank you, I love you’ avec un élève qui vient de passer 6 mois aux USA. Bien qu’en les réunissant, ceux qui viennent de passer 6 mois aux USA pourraient aider les débutants à apprendre l’anglais ! 🙂

    J’ai relu l’article et je reste convaincue que dans la personne qui l’a écrit parle d’un enseignement uniforme dispensé à toutes les femmes d’une même dénomination.

    Comme cela dans une assemblée où les femmes distribuent la cène, par exemple, l’enseignement ira dans ce sens, dans une autre assemblée où les femmes ne la distribuent pas, l’enseignement ira dans un autre sens …

    Si auparavant, les dénominations réunissaient des personnes ‘de même orientations’, et donc, toutes les femmes d’une assemblée pensait la même chose, actuellement, dans une même assemblée, les femmes proviennent de plusieurs dénominations, aussi de plusieurs pays et elles n’ont pas toutes les mêmes habitudes. Les anciens-pasteurs doivent certainement se trouver confronter à différentes façons de faire et afin d’unifier le tout, dispenser un cour uniforme et le ‘déclarer’ comme étant la théologie de la dénomination en question, pourrait être une façon de répondre aux différences.

    En lisant attentivement cet article, c’est en fait ce qu’il dit.

    Soit bénie !
    Soyez tous bénis !
    Bon week-end à chacun ! 🙂

  12. * je reste convaincue dans la pensée de la femme qui a écrit l’article en anglais qui l’a écrit, il s’agit d’un enseignement uniforme dispensé à toutes les femmes d’une même dénomination.

  13. aie, aie, je sais lire mais pas encore écrire ! 🙂

  14. Bonjour, Je me permets de réagir. (les discussions sont très intéressantes)

    Pour ma part ce qui m’interpelle dans cette article, ce n’est pas la question « enseignements spécifiques oui ou non » mais plutôt les 7 erreurs listées..

    Pourquoi avoir précisé « pour femmes » ? Toutes ces erreurs ne menacent-elles pas toute les études bibliques (mixte) que l’ont fait à l’église ?
    Dans chaque étude biblique dans le cadre de l’église, il y a toujours le risque de tolérer les mauvaises réponses (par courtoisie) ou encore le risque d’aller trop vite vers l’application au détriment de l’enseignement principal du texte ?
    L’article est vraiment pertinent mais je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir précisé « pour femmes ».

    Ceci dit, je suis assez d’accord avec ce qui a été dit plus haut. Pourquoi vouloir faire des études bibliques pour femmes ? Comme l’article le dit d’ailleurs, le but d’une étude est… d’étudier la Bible, pas de se donner des conseils pour vivre sa vie de femme. Donc quel est l’intérêt de rester entres femmes pour étudier la Parole ?

    Mais ce qui peut être intéressant cependant, ce sont les rencontres de femmes, afin de traiter des problématiques spécifiques au genre. (idem pour les hommes). Mais ce ne sont pas des études bibliques.

  15. Mes sœurs,

    Je suis d’accord avec vous: Tout le monde, hommes et femmes, devraient faire attention à ces 7 points. En fait, une étude biblique entre femmes n’est pas différente d’une étude biblique entre hommes ou mixte.

    N’oublions pas d’où vient l’article: Il a été écrit par une femme qui anime des études bibliques pour femmes et ces erreurs sont le fruit de ses observations. Si l’un était responsable de jeunes, il pourrait écrire sur les 7 erreurs à éviter lors d’études bibliques de jeunes. Ces erreurs seraient-elles uniquement à proscrire pour les jeunes? Non. Seulement, comme l’auteur aurait remarqué qu’elles sont particulièrement présentes, il aurait pris la peine de les lister.

    Autre question à la lecture de vos commentaires. Vous dites admettre l’utilité de rencontres entre femmes. Les femmes ont des besoins spécifiques, comme les hommes, comme les enfants. Les hommes et les femmes sont égaux devant le salut: Tous ont besoin de la grâce de Dieu pour leur salut et leur sanctification. Mais les hommes et les femmes sont aussi différents, d’où l’utilité de rencontres particulières.

    Faustine, tu dis: « Mais ce qui peut être intéressant cependant, ce sont les rencontres de femmes, afin de traiter des problématiques spécifiques au genre. » OK. Donc on peut se réunir pour traiter des problématiques spécifiques aux femmes. Et les solutions et les pistes de réflexion, on les trouve où sinon dans la Bible? Si au cours d’une rencontre, on ouvre la Bible pour l’étudier, je suis assez à l’aise avec l’idée d’appeler ça une étude biblique. Pourquoi limiter les études bibliques aux études pour toute l’Église? Une réunion de quartier où l’on étudie la Bible n’est-elle pas une étude biblique?

    Je suis allé à un WE d’hommes l’an dernier. Le but du WE? Avoir une vision biblique de la masculinité et parler de choses qui ne concernent que les hommes. Avons-nous ouvert la Bible? Heureusement! Nous avons eu des moments d’études bibliques.
    Pourquoi cet article ne s’appliquerait-il pas à ce genre de rencontre?

    Bref, vous l’aurez compris, je ne dis pas que les études bibliques pour femmes sont obligatoires, ni nécessaires. Mais utiles, oui! Tant mieux si on peut multiplier les temps où l’on ouvre la Parole de Dieu. Tant mieux si cela permet d’inviter des femmes qui ne viendraient pas autrement, je pense à nos amies musulmanes.

    Bonne fin de WE à vous!

  16. Guillaume,

    Comme tu sembles vraiment intéressé par les besoins spécifiques aux femmes, s ‘adapter aux musulmanes dans un cadre d’évangélisation est super mais les chrétiennes écouteront les musulmanes mais elles ne parleront pas forcement de leur mari (chrétien ou non) qui est accro à l’alcool devant une musulmane et parfois même devant une chrétienne ….

    Actuellement, il semble que le fléau Internet a dépassé le fléau alcool. En France, l’alcool est encore tabou. En Suisse (mon pays), de plus en plus, la cène se fait avec du jus de raisin à cause des nombreux abstinents qui ont définitivement arrêté l’alcool même pour la cène. (Eglise Réformée, Evangélique Libre, etc, etc) A force d’entendre des témoignages d’alcooliques hommes et femmes, d’ancien alcooliques, d’époux et d’épouses, de parents, les tabous sont tombés. (en grande partie)

    Pour avoir écouté de nombreuses femmes chrétiennes (de couple et d’hommes), ce qui manque généralement, c’est un ‘espace de liberté’ sans jugement, afin de pouvoir parler avortement, insecte (beaucoup d’hommes ont aussi subis des abus) par exemple. Ou encore du conjoint accro à Internet, à l’alcool … aux autres femmes-hommes …. beaucoup de femmes ( et d’enfants devenus adulte) d’anciens (et de pasteurs) sont venues ‘se confier anonymement’ sur Internet, ne trouvant PERSONNE dans la ‘vie réelle’ pour en parler

    Sinon, les femmes avec de petits enfants ont besoin de retrouver d’autres femmes avec de petits enfants. Ce qui n’intéressera pas de très nombreuses autres femmes qui soit n’ont pas d’enfant, soit ont des enfants plus grands. Les papa de jeunes enfants seront certainement aussi intéressés … de plus, elles se sentent livres d’allaiter pendant la réunion, de sortir prendre l’air avec l’un d’eux … enfin, cela dupent là encore énormément des coutumes et des habitudes d’un pays à l’autre. Prendre les enfants avec soit à la réunion est ‘impensable’ dans certains pays alors que ne pas les prendre est tout autant ‘impensable’ dans d’autres.
    Si l’assemblée en France s’ouvre aux musulmanes, forcement, les coutumes à ce sujet devront être prises en compte.

    Après, tu as les nombreuses famille mono-parentales, qui je sais en France dans les ADD en tout cas, sont souvent très mal accueillies, mises de cotés, alors que se sont souvent elles qui ont le plus besoin d’être entourées. (Les ADD n’existent pas en Suisse)

    Après, tu as les homosexuels femmes et hommes qui souvent n’en parlent JAMAIS. Et déjà toute la sexualité ‘hétéro basique’ où bien des femmes sont ‘en souffrance’, bien des couples. bien des hommes …

    Généralement, soit les églises se préoccupent de l’ensemble, soit décident que ‘ce n’est pas à l’église de s’occuper de ‘ces choses’. Sur le blog ‘osez en parler’ Philippe Auzenet parle des très nombreux chrétiens ‘livrés à eux-mêmes’ ou alors recevant des réponses ‘scabreuses’ genre : lis ta bible, prie, ne fait pas, si tu avais, ne dit pas …. etc, etc et pour finir chacun se tait.

    Plus une église en tient compte, plus à long terme elle grandit. Plus elle ne s’en préoccupe pas, plus le silence devient à la longue lourd et pesant … plus les choses deviennent cachées … et plus à long terme, l’église (tous les membres) s’isolent les uns des autres … et souvent un jour tout pète … (si un pasteur ne s’est occupé des années que ‘de la surface’ c’est parfois, le pasteur suivant qui se prend ‘en pleine figure’ ce qui n’avait pas été OUVERTEMENT réglé auparavant.)

    Je pense que chaque assemblée prévoit au départ jusqu’où ira son écoute. Généralement, les ‘maladies normales’ genre, une appendicite sont largement ‘prises en compte’, chacun peut en parler ouvertement, et recevoir des prières et conseils ‘judicieux’ mais une personne qui a le SIDA, ou qui est anciennement homo et mariée hétéro, une personne qui a été abusée dans son enfance, qui est en ce moment violée régulièrement par son mari, de plus si le mari est ancien ou pasteur ………………….

    Je ne sais pas à quoi l’église sera confrontée demain, avec la ‘nouvelle génération’ née avec Internet à disposition sur les téléphones (c’est à dire, les parents n’ont souvent aucune idée de ce que regardent leurs enfants sur Internet … )

    Est-ce spécifique ‘aux femmes’ ?

    Maintenant, dans toutes les assemblées, on trouve généralement des ‘groupes de paroles’ pour parler de choses ‘basiques’, bien des choses restant sous silence, sous des chapes de tabous …

    Ceci dit, cela n’a rien à voir avec ‘des cours de théologie’ qui expliquerait pourquoi la femme ne peut pas distribuer la cène ou le contraire , c’est à dire sur qui a quelle place et qui fait quoi dans une assemblée.

    Si tu souhaites dispensés un cours ex-cadrat sur 1 Corinthiens 10 à 14 ‘Paul donne des directives aux femmes pour prophétiser et prier dans les assemblées, puis il leur demande de se taire …. et dans ces simples 4 chapitres, chacun y relève ce qu’il souhaite et ‘s’empresse de ne pas relever’ d’autres choses’ mais c’est un tout autre débat ! 🙂

    Soit béni Guillaume
    Sandra

  17. Valentin Kerharo dit :

    Excellent article, exposant clairement des pièges dans lesquels nous tombons souvent !
    Mais je ne trouve pas cet article plus orienté féminin que masculin : tous ces conseils sont aussi valables pour les hommes, non ?

    1. Oui, ces conseils sont valables pour toutes les études bibliques.

  18. Valentin Kerharo dit :

    Excellent article, qui expose clairement des pièges dangereux pour nous !
    Mais ces conseils sont aussi valables pour les femmes que pour les hommes, non ?

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