Sur Facebook, par défaut, je témoigne

 Sur TPSG, on parle souvent de Facebook. Et pour cause: 74% des français ont un compte Facebook (source: blogdumoderateur) et 43% sont actifs. Ça veut dire que 32% des français ont un compte Facebook actif. Deux conséquences: 1) beaucoup de chrétiens sont sur Facebook et 2) beaucoup de leurs amis – qui ne sont pas forcément chrétiens – sont sur Facebook. Du coup, beaucoup de chrétiens sont en contact avec des non-chrétiens sur Facebook. 

Ce constat peut déconcerter par sa simplicité. Mais une chose me déconcerte davantage, c’est que beaucoup négligent les implications de cette réalité.

Par défaut, je témoigne

Toute notre vie a été affectée par notre conversion. Dieu, par son Esprit, nous a transformés. Toutes choses sont devenues nouvelles (2 Co 5.17). Aucun domaine de notre vie n’échappe à l’action et au règne de Christ. Au travail, à l’école, au sport, dans la rue, dans mon foyer, je suis chrétien. Je suis témoin partout. C’est #labase.

Autrement dit, tout ce que je dis et tout ce que je fais témoigne que je suis chrétien, que je veux ressembler à Christ et marcher par son Esprit. Et le fruit de l’Esprit, celui que l’on veut/doit porter, c’est « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Ga 5.22-23).

Sur Facebook, par défaut, je témoigne

Si je suis témoin partout, je suis aussi témoin sur Facebook. Oublier cela est terrible. Je pense qu’une des raisons de cet oubli est qu’on a trop longtemps séparé ce qu’on appelait la vie réelle (IRL) et la vie « virtuelle ». On est tous d’accord qu’être chrétien ne se résume pas à l’Église et pourtant, certains se comportent sur Facebook comme si c’était le cas.

Si je suis témoin partout, je suis aussi témoin sur Facebook. Oublier cela est terrible. C’est terrible, non seulement parce que c’est un – gros – problème théologique, et de fait, parce que les conséquences peuvent être terribles. Si certains de mes « contacts » sur Facebook ne voient de moi que ce que je poste ou commente sur Facebook, alors mon témoignage se résume à cela. Cela signifie que l’image des chrétiens, de l’Église et de Dieu va se résumer à mon comportement sur Facebook.

Conduisez-vous avec sagesse envers ceux sur Facebook

Souvent on/je utilise le texte de Colossiens 4.2-6 pour parler du témoignage. On y voit 4 clés, 4 étapes pour le témoignage individuel: Persévérez dans la prière (v. 2), conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors (v. 5a), rachetez le temps (v. 5b) et que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel pour savoir comment répondre à chacun (v. 6).

Si on utilise ce texte pour le témoignage, pourquoi ne pas l’utiliser pour notre témoignage sur Facebook? Nous prions pour être des témoins au travail ou à l’école mais avons-nous déjà prié pour notre témoignage sur Facebook? Est-ce que la sagesse caractérise ma conduite? Est-ce que j’utilise les occasions qui me sont données pour témoigner? Ma parole est-elle salée, pleine de grâce? Est-ce que je réponds à un commentaire de la même manière que je réponds à mes collègues ou mes voisins?

Prions Dieu de nous aider à nous conduire avec sagesse, parce que par défaut, nous témoignons sur Facebook.

Passe à l’action!

Pour commencer, regarde ton historique personnel. Sur les 2 dernières semaines, quelles sont les articles et  les pages que tu as aimés? Quels commentaires as-tu postés, et quel ton as-tu employé? Que penserait une personne qui voit ton historique? Que dit-il de toi?

Et toi, que fais-tu pour être un meilleur témoin en ligne?

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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  • Oui … mais non. Témoigner, c’est avant tout vivre une vie à la gloire de Dieu. Or, nombreuses sont les personnes, chrétiennes ou non, qui étalent toutes leur vie sur les réseaux sociaux, y compris leur querelle avec X ou Y, leurs photos les plus indécentes parfois et cliquent des « j’aime » sur tout et n’importe quoi. Internet ne perd pas la mémoire et tout cela ressort un jour à la vue de tous. Nous devrions déjà par commencer à faire attention à cela avant de témoigner à tout va … Ainsi un frère avait cliqué j’aime sur une page qu’un de ses amis avait partagé (vous connaissez comment fonctionne les partages des partages des partages…) à cause de la photo de cette page qui présentait une fille peu vêtue et à l’attitude sulfureuse. Au delà du témoignage de cliquer sur « j’aime » ce genre de photo quand on est chrétien, le piège derrière, c’est qu’en cliquant j’aime sur la page sans en vérifier le contenu, le frère avait indiqué au yeux de tous, « aimer » la page d’une actrice porno … il l’ignorait bien évidemment, et il l’a enlevé dès que je lui ai fait la remarque. Tout cela pour dire qu’il faut être vigilants dans nos actions sur les réseaux sociaux en tout premier lieu : tout ce que nous aimons, cliquons, commentons, téléchargeons, et même lisons sur les sites de news sont révélés à nos contacts dans les fils d’actualité … Notre vie de chrétien est ainsi affichée aux yeux de tous les incroyants, mieux que dans la vraie vie … C’est la première leçon à comprendre avant de témoigner quoi que ce soit sur FB.

    Ensuite, écrire sur internet désinhibe la timidité. En deux secondes on a commenté quelque chose qu’on regrettera ensuite. Savoir témoigner avec efficacité, c’est savoir saisir les opportunité mais pas à tord et à travers. Déjà, certaines personnes qui partage des panneaux sur Jésus à longueur de journée et qui ne parle que de la bible sur leur mur, sont évincées du fil d’actualité de leur amis, souvent sans qu’ils le sachent, parce que leur intervention disproportionnées polluent le fil d’actualité des autres qui n’ont rien demandé … Une ou deux fois par jour, c’est une chose, des dizaines de fois, c’est autre chose !!!
    Le pire étant lorsque certains chrétiens pourtant bien intentionnés, essayent de témoigner à tout va sans réfléchir à ce qu’ils font : partout où ils peuvent commenter, ils essayent de parler du Seigneur, s’infiltrant dans des conversations qui ne leur sont pas destinées et en détournant le sujet initial. Tout le monde n’a pas envie de se voir dire « mais tu sais Jésus peut te guérir » à chaque fois qu’il signale sur facebook qu’il a un gros rhume ou qu’il s’est coupé un peu le doigt en coupant une pomme… Les chrétiens devraient essayer de mesurer leur intervention en les ramenant à la vie réelle. Dans la vie ils n’apostropheraient sûrement pas quelqu’un qu’ils connaissent peu comme ils le fond sur internet. De la modération, c’est la seconde leçon à accepter avant de faire quoi que ce soit !

    Après, bien évidemment, les réseaux sociaux peuvent être de formidables tremplins de témoignage et d’évangélisation. Un commentaire posté au bon moment, la publication d’un article qui interpelle, et des gens viennent vous demander des infos en privé. Vous avez alors tout le loisir de témoigner …! Mais comme tout témoignage, évangélisation, lorsqu’on veut que cela soit efficace, il faut impérativement remettre cela dans la prière, c’est la première des conditions !

  • glaudejo dit :

    C’est excellent !
    C’est un exemple parfait pour les non croyants pour tout ceux et celles qui critiquent,
    qui se défoulent et qui dit le nom en vain. Pour ceux et celles qui se moquent aussi.
    être un bon disciple ou un bon Chrétien c’est un exemple pour démontrer
    que je suis une bonne personne.
    Il y a de bonnes façons s’exprimer sur le Facebook.
    Il y a de bonnes façons excitante s’exprimer lors des évènements.
    Même je peux prier sur le Facebook.
    En plus, je suis un principal serviteur de mon église ( donc, le concierge )

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