Renoncer, Vivre et Attendre: les 3 étapes de la vie chrétienne

La grâce de Dieu est la source de notre salut (Tite 2.11). Mais on oublie souvent que c’est aussi là grâce qui est à l’œuvre dans notre sanctification. Non seulement la grâce de Dieu se manifeste à notre conversion, mais elle est manifeste tous les jours de notre vie, c’est elle qui nous transforme. Dans ce passage, Paul articule 3 mouvements de la vie chrétienne (qu’on retrouve en substance en 1 Th 1.9-10).

Renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines (12a)

S’attacher à Dieu, c’est se détacher du monde. Se tourner vers Dieu, c’est se détourner des idoles de notre vies. Peut-être certaines sont moins évidentes que d’autres. On aurait tort de penser que « renoncer à l’impiété » est un acte unique dans notre vie. C’est plutôt une dynamique que l’on devrait cultiver. Nous avons vite fait de retourner à ce qui nous a asservi autrefois, en oubliant le prix que Christ a payé pour nous en délivrer.

Dans la perspective de l’éternité, devenir chrétien, c’est perdre peu pour gagner beaucoup. Mais c’est une illusion – peut-être en vogue aujourd’hui – qu’on peut devenir chrétien sans renoncer à quoi que ce soit. On ne peut pas devenir disciple de Christ sans renoncer à certaines choses, contraires à sa volonté. On ne peut pas aimer Dieu et le monde (Mt 6.24).

Vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété (12b)

Notons d’abord que nous sommes appelés à vivre dans le siècle présent, même s’il est mauvais. Nous ne sommes pas appelés à nous séparer du monde, mais à être des lumières (Mt 5.13-16; Ph 2.15). C’est utile de le rappeler, surtout quand le monde dans lequel on vit devient de plus en plus mauvais. Notre manière de vivre dans le monde contraste vivement avec les valeurs du monde. Pour faire la différence, il faut être différent. Notre piété doit contraster avec l’impiété à laquelle nous renonçons.

On retrouve le contraste entre le choses que nous devons abandonner, le côté négatif et les choses à cultiver, le côté positif. Être chrétien, ce n’est pas seulement arrêter de faire le mal mais c’est arrêter de faire le mal ET faire le bien (Ep 4.25-30; Gal 5.16-24).

Attendre la bienheureuse espérance et la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ (13)

Vivre dans le siècle présent fait mal. La maladie, l’injustice, la misère et le péché en général rend notre vie pénible. C’est normal, nous sommes dans un monde qui souffre des effets du péché. Jésus n’a pas promis la belle vie à ceux qui le suivraient, au contraire! Une chose qu’on retrouve dans le Nouveau Testament, c’est le lien entre souffrances et eschatologie. Au milieu des épreuves, la Gloire à venir est une délivrance qui nous permet de tenir. Dans une perspective éternelle, notre vie sur terre ne représente – mathématiquement – rien (Rm 8.18; 2 Co 4.17-18). Dans les passages difficiles, savoir que tout cela est passager – mais qui peuvent durer toute la vie – nous aide, tout ça finira bientôt.

Cette attente de la gloire à venir nous soulage mais nous donne aussi un nouveau regard sur notre conduite. Notre attente n’est pas passive, elle est active. Attendre le retour de Jésus, c’est aussi être diligent, dans notre manière d’administrer notre vie (Mt 24.42-51). Enfin, attendre c’est se rendre compte de l’urgence et l’imminence de la fin des temps et par conséquent de la teneur de notre mission.

Attendre, c’est annoncer le retour du Roi.

 

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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