Pourquoi je ne crois pas à un enlèvement secret de l’Église

Beaucoup de chrétiens croient que l'Église sera secrètement enlevée au retour de Christ, qui se fera en deux temps. La série de livres "Left Behind" (laissés derrière), qui s'articule autour de cet enlèvement secret, a eu un franc succès. On l'a même adaptée en film, avec Nicolas Cage en vedette.

Mais qu'en dit la Bible? En fait, l'enlèvement secret de l'Église est une doctrine récente, qui trouve moins d'appuis bibliques qu'on ne le pense.

Les origines de la doctrine

Dans un article sur le site de la Gospel Coalition, Jeremie Rinne fait remonter la naissance de cette doctrine au théologien John Nelson Darby (1800-1882), le père du dispensationalisme. Pour résumer, le dispensationalisme sépare Israël et l’Église. Dieu aurait deux peuples distincts avec deux plans bien séparés pour chacun d’eux. Pour Darby, les prophéties de l’AT concernaient uniquement Israël et attendait un accomplissement littéral de ces prophéties durant le millénium. Pour accomplir ses plans pour Israël, Dieu devait d’abord enlever l’Église du monde. De là est née la doctrine de l’enlèvement secret. Jésus reviendrait en deux temps: une première fois pour enlever l’Église, une seconde fois pour revenir en gloire. Le dispensationalisme s’est rapidement répandu avec les enseignements de D.L Moody, avec la Bible Scofield et la systématique de Ryrie, disponible en français.

Quelques arguments bibliques

Il semblerait donc que la doctrine de l’enlèvement secret de l’Église ait été développée pour appuyer le schéma eschatologique du dispensationalisme, une adaptation du prémillénarisme classique.

Dans cet article, Justin Taylor résume les enseignement de John Piper:

  • Le mot pour « rencontre » en 1 Th 4.17 (apantesin) est utilisé en Mt 25.6 et Ac 28.15. Dans les deux cas, il désigne une rencontre où une délégation rencontre un dignitaire et l’accompagne à l’endroit d’où ils sont sortis. Mt 25.6 est dans le contexte du retour de Christ, ce qui suggère encore plus un accueil de roi.
  • En 2 Th 1.5-7, le repos des justes est décrit en même temps que la punition des méchants. La vengeance des méchants et le repos de l’Église viendront le même jour, le jour du Seigneur.
  • En 2 Th 2.1-2, l’avènement du Seigneur Jésus-Christ, notre rassemblement autour de lui et le Jour du Seigneur sont décrits comme étant un seul et même évènement. Le rassemblement des élus en Mt 24.31 (même mot episynago), vient après la tribulation (Mt 24.29). Il est plus que probable que les deux rassemblements concernent le même évènement.
  • En lisant Mt 24, Mc 13 ou Lc 21, qui sont les descriptions que donne Jésus de la fin des temps, il n’est nullement fait mention d’un enlèvement des croyants. Au contraire, Jésus parle comme s’il s’attendait à ce que les chrétiens vivent les évènements qu’il mentionne.
  • Passer par la tribulation n’est pas étranger à la pensée biblique (1 Pi 4.17; 2 Th 1.3-10; Hé 12.3-11). Mais au sein des tribulations, Ap 9.4 souligne que, dans une certaine mesure, les croyants seront protégés par le sceau de Dieu.
  • L’exhortation à la vigilance perd tout son sens si la seconde venue est prévisible (Mt 25.1-13).
  • Que Dieu nous garde de l’épreuve (Ap 3.10) n’implique par forcément un enlèvement physique (Gal 1.4; Jn 17.5; Ap 6.9-11).
  • D’un point de vue moral, nous ne devrions pas craindre d’être pris en train de faire le mal; mais nous devrions être motivés à faire le bien et à avancer en pureté, comme le Seigneur (1 Jn 3.1-3).

Il partage également les conclusions de Merkle, dans son papier « Who Will Be Left Behind? Rethinking the Meaning of Matthew 24:40-41 and Luke 17:34-35 » (WTJ 72, 2010:169-79):

  • « Dans Mt 24.40-41 et Lc 17.34-35, beaucoup pensent que ceux qui sont pris le sont pour être avec Jésus et ceux qui sont laissés derrière (left behind) le sont pour être jugés. Mais cette interprétation doit être rejetée. »
  • Tout au long de ces passages, Jésus emploie un langage qui rappelle la destruction de Jérusalem par Babylone. Ceux qui étaient emportés étaient ceux qui étaient jugés par Dieu et ceux qui restaient étaient le reste qui recevait la grâce de Dieu.
  • Dans la parabole de l’ivraie (Mt 13.36-43), le Fils de l’homme envoie ses anges rassembler les Fils du Malin pour les jeter dans la fournaise de feu, alors que la bonne semence est laissée derrière.
  • Le parallèle avec Noé confirme cette thèse: comme aux jours de Noé les personnes étaient emportées par le déluge, ceux qui ne seront pas prêts seront pris également quand le Fils de l’homme reviendra.

Les données bibliques semblent donc pointer vers un seul et même évènement: le jour du Seigneur. À son retour, les croyants rejoindront bien Christ. Mais s’ils vont à sa rencontre, c’est pour former à sa suite un cortège. Les sujets entourent et proclament le roi victorieux, qui revient dans sa gloire, juger les méchants et délivrer son peuple.

Et vous, que pensez-vous de ces arguments?

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

Articles pouvant vous intéresser

  • bibletude .org

    L’enlèvement ne serait-il pas :
    Vu du Ciel, où le temps n’existe pas, tous les morts arrivent en même temps.
    Vu de la terre, où le temps existe, nous voyons les nôtres partir à Sa rencontre à des époques différentes.
    Mais tous arrivent au Ciel en même temps, d’où cette vision d’enlèvement qu’aurait peut-être eue Paul lorsqu’il fut ravi au 3ème Ciel.

    • Bonjour @bibletudeorg:disqus, je ne pense pas pouvoir affirmer que le temps n’existe pas au ciel. Par exemple, en Ap 6.10-11, nous pouvons lire: « Ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusques à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. »

      • Hanna Liz

        Bonjour, il me semble toutefois certain que le temps de Dieu n’est pas le nôtre, ici-bas, d’une part parce qu’Il est éternel, donc non assujeti à nos limites, d’autre part parce que c’est écrit! cf II Pierre 3:8. Du coup, l’enlèvement peut très bien être un temps très personnel pour chacun, et pas un événement soudain. La seule chose qui soit soudaine, universelle et déclarée comme telle, est le retour du Christ. Et encore, cela peut se comprendre aussi spirituellement…

        • Bonjour, comment comprenez-vous spirituellement le retour de Christ?

          • bibletude .org

            La traduction exacte n’est pas « retour » mais « présence » de Christ…

            Beaucoup de théories fantaisistes pourraient être évitées si les traducteurs tenaient compte du texte d’origine, et non pas de leur conditionnement à une théologie pré-formatée, ou d’une culture, etc.

            Idem pour les sectes : bcp proviennent de traductions erronées de la Bible.

          • Richard H.

            Quand on est parti, on est absent. Pour être à nouveau présent comme on l’était avant, il vaut venir, c’est-à-dire revenir.

            Ce même Jésus, qui a été enlevé d’avec vous au ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu allant au ciel. (Actes 1:11) « de la même manière », non en esprit, non en figure seulement, mais en réalité.

            N’importe qui peut lire la définition d’un mot grec dans un dictionnaire (παρουσία), mais cela ne suffit pas pour prétendre savoir mieux traduire la Bible que les hellénistes de profession.

          • bibletude .org

            C’est ce qui fait la différence entre ceux qui abordent intellectuellement les écritures, et ceux qui les abordent spirituellement.

            Voici ce qu’est Sa Présence (parousie) : le Royaume, ici et maintenant. Non seulement le Royaume est une réalité, mais il est déjà là. En effet, le Royaume n’est pas de ce monde, car c’est l’endroit où Christ règne. Où Christ règne-t-il ? Il dit lui-même que Son Royaume ne vient pas de manière à attirer l’attention : « et on ne dira pas : voici, il est ici – ou : voilà, il est là – car voici : le Royaume de Dieu est au-dedans de vous ».

            Il nous a faits Royaume. Le Royaume, est l’ensemble de ceux en qui règne Christ, en qui Il est présent.

            Il n’est pas présent, pour vous ? « Amen, amen, je te dis: Si quelqu’un n’est pas engendré d’en haut, il ne peut voir le Royaume de Dieu ».

          • Richard H.

            Si Jésus était présent, nous n’aurions pas besoin de l’attendre, ou de désirer aller vers lui : « Nous savons qu’en demeurant dans ce corps nous demeurons loin du Seigneur », écrivait aux Corinthiens l’apôtre Paul, qui est aussi l’auteur des épîtres aux Thessaloniciens, où le retour de Christ est décrit sans ambiguïté comme un événement historique à venir.

            Votre partition entre ceux qui abordent intellectuellement et ceux qui les abordent spirituellement est une grossière et mystique auto-louange.

          • bibletude .org

            Il y a :
            1. Sa Présence ici et maintenant via l’Esprit saint
            2. Sa Présence plus tard et ailleurs dans ce qu’on appelle communément « l’au-delà »

      • bibletude .org

        La Bible est écrite pour des humains : l’Esprit saint s’est par conséquent mis à notre place lorsqu’Il l’a rédigée. Ainsi, Ap 6:10-11 s’inscrit dans le temps, mais tout cela se passe dans la dimension de plénitude de Dieu, dans laquelle il n’y a plus ni matière (du moins telle qu’on la connaît), ni espace (tel qu’on le connaît) ni temps (tel qu’on le connaît).

        La physique actuelle en est à 11 dimensions pour expliquer la réalité (je parie qu’au final il y en aura 12…) : imaginez combien de dimensions il faudrait pour décrire ce qu’on appelle communément « l’au-delà »…

  • Je suis en accord complet avec cette explication. Je ne crois pas à deux peuples de Dieu distincts. Il suffit de lire Ephésiens 2 : 11-18 pour s’en convaincre. Il n’y a qu’un seul peuple composé du Juif premièrement et du Grec (païen dont je suis!) D’ailleurs le Seigneur a bien dit à ses disciples qu’il les avait de ce monde qui avait de la haine pour eux (Jean 15 : 18 et ailleurs dans ces chapitres de Jean) Ce monde dont le Seigneur les a tirés était les Juifs, ceux qui ont refusé de le reconnaître ! « Je leur ai donné ta parole et le monde (les Juifs) les a haïs parce qu’ils ne sont pas du monde (du vieux système juif). Merci pour ce partage

  • Richard H.

    Je ne peux que vous féliciter de ne pas croire à l’eschatologie darbyste, mais le titre de l’article ne me semble pas bien adapté au contenu. En effet, rien n’y explique pourquoi les dispensationalistes parlaient autrefois d’un enlèvement « secret », ni pourquoi ils se sont rendu compte que ces raisons n’étaient pas bonnes. Il me semble donc que le titre devrait être : « Pourquoi je ne crois pas à un enlèvement pré-tribulationiste. »

    Cette doctrine d’un enlèvement pré-tribulationiste était jusqu’à il n’y a pas si longtemps enseignée dans les églises pentecôtistes, les églises de frères, et dans leurs Instituts pastoraux associés. L’attitude qui consiste à ne plus en parler, mais à se réclamer de la Réforme, relève plus de la pression de groupe et de l’effet de mode, que de la conviction sérieuse. Quoi de plus difficile en effet, pour une dénomination religieuse, que de dire : « Nous nous sommes trompés, nous vous avons enseigné des erreurs ! » L’église catholique romaine n’a jamais besoin de corriger sa doctrine parce qu’elle s’est doté d’un pape infaillible, les églises évangéliques non plus, parce que leurs papes ne se rappellent pas jeudi pas ce qu’ils ont enseigné mardi.

  • Guy

    Bonjour Matthieu,
    J’apprécie bien votre site, vous avez d’excellents articles. Mais là, je trouve dommage.
    « Je ne crois pas… » C’est ton avis et je le respecte.
    J’aurai préféré le « Pourquoi je crois… » Cela aurait été plus constructif.
    Il n’y a rien de nouveau dans ces déclarations.
    Ce qui me frappe actuellement, c’est qu’on en parle de plus en plus sur différents sites évangéliques, en « démolissant » plutôt qu’en construisant.
    J’ai assisté à des échanges assez violents sur ce sujet qui m’ont bien attristé.
    La preuve: ce ne sont que des contre-arguments. Pourquoi ne pas mettre aussi en avant les arguments de façon de laisser au lecteur de faire sa propre opinion ?
    Pourquoi le fait de croire au retour du Seigneur avant la tribulation/millénium dérange tant de personnes ? C’est assez étrange.

    Ce qui me gêne dans cet article, c’est qu’il est basé sur un livre qui qui fait un résumé d’un autre livre (Piper). On s’éloigne quand même de la Bible.
    Si ma conviction se base sur des déclarations de tel ou tel auteur, je risque bien de devenir une girouette.
    Il y a bien des années, j’ai étudié les trois approches « classiques ».
    1) Les post-millénaristes
    2) Les amillénaristes
    3) Les prémillénaristes
    Après bien des recherches, lecture de la Bible et prières, je me suis fait ma propre opinion sur la question avant que le livre de Ryrie paraisse en français.
    Au fait, as-tu lu ce livre ? Perso je l’ai trouvé bien intéressant, surtout qu’il passe en revue aussi les différentes approches et que tu pourras apprendre que Darby n’est de loin pas le père du dispensationalisme (ch.4).
    As-tu aussi étudié les trois variantes ?
    Les trois théories sont loin d’être parfaite et personnellement, pour moi, c’est la 3ème qui tient le mieux la route pour l’instant. Aucun argument jusqu’à ce jour m’a persuadé de changer d’avis. En résumé:
    – Erreur dans l’origine
    – Les contre-arguments sont pauvres.Ils m’amènent rien de positifs. Cela me conforte encore davantage dans ce que je pense.
    « Les données bibliques semblent donc pointer vers un seul et même événement : le jour du Seigneur ». J’ai de la peine à penser que que le Seigneur vient comme un voleur pour son Eglise. (1Thess 5:2; 1Pierre 3:10)
    – Ce n’est que mon avis.
    Je ne suis pas un homme de débats stériles et de croire que j’ai raison et que l’autre à tort.
    N’oublions jamais que nous connaissons qu’en partie (1Cor 13:12) et que « chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu. » (Rom 14:12).

    Question:
    Est-ce que de croire à l’une ou l’autre variante va changer ma manière de me conduire en tant que « enfant de Dieu » ?
    Bien fraternellement.

  • Wilfried Regard

    Je vais reprendre ses affirmation une par une:

    1)
    ça commence par une erreur dans l’hypothèse qui infirme la conclusion:
    il dit « Le
    mot pour « rencontre » en 1 Th 4.17 (apantesin) est utilisé en Mt 25.6
    et Ac 28.15. Dans les deux cas, il désigne une rencontre où une
    délégation rencontre un dignitaire et l’accompagne à l’endroit d’où ils
    sont sortis.  »
    C’est faux pour Matthieu 25, car les vierges ne reviennent pas sur leurs pas.
    D’après
    ce qu’on peut lire du mariage juif de l’époque, l’époux s’approche de
    la maison de sa fiancée mais n’y entre pas. La fiancée sort à sa
    rencontre et ils vont ensemble à la maison du père du fiancé.

    2)
    Il dit « le
    repos des justes est décrit en même temps que la punition des méchants.
    La vengeance des méchants et le repos de l’Église viendront le même
    jour, le jour du Seigneur »
    pour cela il s’appuie sur 2 thessaloniciens 1, mais apocalypse 20 montre bien que la chose se passe en deux temps.
    Or
    des passages qui parlent des souffrances du Seigneur Jésus et de sa
    gloire en même temps il y en a beaucoup, mais nous savons qu’il y a un
    décalage. Donc son argument est bancal car il occulte au moins un
    passage de la Bible, et fait un mauvais raisonnement.

    3)
    « Le rassemblement des croyants avec Jésus et le jour du jugement, un seul évènement »

    je suis d’accord avec lui, mais le premier précède toujours le second
    la description de cet évènement, donc on peut bien le découper en 2
    évènements qui se suivent.

    4)
    Ici il y a manifestement une
    confusion que font beaucoup de gens: mélange entre la colère contre le
    peuple juif, la tribulation des croyants et le jugement des incrédules.
    Ce
    sont trois choses différentes, la troisième est séparée des deux autres
    par le retour du Seigneur c’est assez clair dans les 3 passages cités
    par l’auteur.
    Mais en plus ceci contredit clairement le point 2 de l’auteur.

    5)
    Je n’ai rien à objecter.

    6)
    l’auteur dit « L’exhortation à la vigilance perd tout son sens si la seconde venue est prévisible »
    Ceci est un raisonnement humain qui est assez loin de la parole de Dieu.
    Bien au contraire, nous sommes avertis à l’avance pour que nous soyons vigilant, car elle est prévisible:
    « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, en sorte que le jour vous surprenne comme un voleur; » (1 thes 5)
    « Voici,
    je vous l’ai dit à l’avance. … vous, quand vous verrez toutes ces
    choses, sachez que cela est proche, à la porte » Matt 24,25 et 33
    « ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant » 2 thes 2,3

    7)
    L’affirmation de l’auteur me semble incontestable.
    Mais
    si il vise le texte de apocalypse 3,10 « je te garderai de l’heure de
    l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver
    ceux qui habitent sur la terre »
    L’auteur oublie que ce texte ne parle
    pas des persécutions de l’église mais du jugement des incrédules, et
    là, oui, les fidèles sont séparés physiquement (Noé, Lot, Israël en
    Egypte)

    Je ne vois pas le rapport.

    9)
    Matthieu
    24,40-41 se situe après le rassemblement des élus au moment du jugement
    du monde (en figure: le déluge cité juste avant)
    Je suis d’accord avec lui quand au sort de ceux qui seront pris, mais ceux qui restent ne sont pas l’église.

    10)
    La comparaison avec Jérusalem détruite par nébucadnetsar est fausse: par exemple Daniel et Ezéchiel ont été amené à Babylone.

    11)
    L’ivraie est certe liée en botte avant la moisson, mais elle est brûlée après…

    12)
    Sa
    compréhension de la comparaison avec le déluge me semble légère,
    puisqu’il place le déluge comme retour du Seigneur, et donc où met-il
    l’arche ?
    Une bonne lecture place le déluge comme le jugement, et
    l’entrée de Noé dans l’arche comme le Seigneur qui reprend son église
    auprès de lui.

    Je suis désolé d’être autant pas d’accord avec lui.

    frid

    Messages : 532
    Date d’inscription : 04/08/2015
    Age : 42

  • Guy

    Bonsoir,
    J’avais laissé un commentaire en fin d’après-midi qui a disparu dont j’ignore la raison.
    Alors je résume en nettement plus court.
    1) Darby n’est pas le père du dispensationalisme, cela remonte à nettement plus loin.
    2) Les arguments sont assez pauvres et mal expliqués pour arriver à un résultat assez étrange.
    3) Pourquoi ne pas dire : « Pourquoi je crois … » ce qui serait nettement plus constructif ?
    4) Ce que je remarque, c’est l’acharnement à vouloir démonter cette « théorie ». C’est assez étrange qu’elle dérange autant.

    Personnellement, j’ai étudié à fond les trois théories sur ce sujet avant de faire ma propre opinion. Il y a des zones d’ombres dans chacune.
    La venue du Seigneur avant l tribulation/millénium tient davantage la route que les deux autres.
    Je n’ai pas attendu que le livre de Ryrie paraisse en français pour avoir cette conviction.
    Personnellement, que d’autres personnes aient un autre point de vue, ne me dérangent aucunement (Rom 14:12). Questions:
    1) Si je me trompe, il se passera quoi ?
    2) Le fait de croire ou ne pas croire à cette interprétation va changer ma manière de vive ? de suivre le Seigneur et de l’attendre ?
    3) Pour moi c’est un débat stérile.

    • Richard H.

      En effet Darby a emprunté en partie ses idées au jésuite Lacunza (1731-1801)
      https://en.wikipedia.org/wiki/Manuel_Lacunza ; ce qui n’est pas « nettement plus loin ».

      L’article de Wikipedia en anglais sur le dispensationalisme est assez bien fait
      https://en.wikipedia.org/wiki/Dispensationalism par contre celui en français est peu documenté.

      Il n’est pas possible de faire remonter le dispensationalisme aux origines de l’Église, car son noyau était juif ; or le dispensationalisme est bâti sur la distinction entre Israël et l’Église. Les premiers chrétiens n’auraient jamais donc pu adopter la théorie de Darby ; Paul lui même aspirait ardemment à voir les branches de l’olivier franc regreffées sur son propre tronc, Juifs et Gentils formant un seul arbre ; contrairement aux deux destinées enseignées par le dispensationalisme : Israël peuple terrestre, l’Église peuple céleste.

      • Guy

        1) Dans quelle mesure Wikipédia est-il fiable ? Une erreur de plus pour ne pas dire autre chose. Il faut creuser plus que cela.
        2) Le tronc de l’olivier représente quoi pour vous ?
        3) Toutes les prophéties concernant Israël sont pour quand, dans ce cas ?

        Vous êtes hyper convaincu que vous avez raison, ce n’est de loin pas moi qui vais vous faire changer d’avis, même si je vous écrivais plusieurs pages. Ce que je ne cherche pas à faire d’ailleurs.
        Ce que je regrette, c’est qu’on lance des « accusations » en reprenant ce que d’autres on déjà dit depuis longtemps sans vérifier si ces accusations sont justes ou fausses.
        Ce que je remarque, c’est que, en rejetant le dispensationalisme, il faut bien le remplacer par d’autres interprétations, ce qui amène parfois à des conclusions assez loufoques.
        Je ne dis pas que cette théorie est parfaite, je ne dis pas que j’ai raison, c’est ce que je crois actuellement et qui « colle » le plus à l’ensemble de ce qui est écrit dans la Bible.
        Tous les arguments que j’ai entendu ou lu jusqu’à ce jour, y compris cet article,
        ne m’ont pas convaincu. Au contraire, j’ai plus de questions sans réponses.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé ou n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui ne veut naturellement pas dire qu’elle soit exempte d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens, l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.

          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière : au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constaterez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui quasiment à 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé et n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui veut naturellement pas dire qu’elle ne contient pas d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens à l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.

          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière, au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constatez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui à quasiment 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé ou n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui ne veut naturellement pas dire qu’elle soit exempte d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens, l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.
          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière : au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constaterez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui quasiment à 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé et n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui veut naturellement pas dire qu’elle soit exempte d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens à l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.

          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière, au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constatez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui à quasiment 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé et n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui veut naturellement pas dire qu’elle soit exempte d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens à l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.

          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière, au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constatez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui à quasiment 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

        • Richard H.

          1) Je ne comprends pas votre question sur la fiabilité de Wikipédia. Voulez-vous dire que Lacunza, Irving, Margaret McDonald n’ont pas existé et n’ont pas influencé la pensée de Darby ? Mais il existe d’autres sources, très documentées et incontestables, sur le mouvement commencé par Irving notamment, et dont tous les journaux parlaient à l’époque. Ou bien posez-vous la question de la valeur de Wikipédia en général ? D’après des études indépendantes elle est au moins aussi fiable que l’Encyclopædia Britannica, ce qui veut naturellement pas dire qu’elle soit exempte d’erreur ; mais ceci est sans rapport avec la masse de recherches consacrées à l’origine du dispensationalisme.

          2) Dans l’Épître aux Romains l’image de l’olivier représente l’ensemble des rachetés qu’ils soient d’origine juive ou gentille, qu’ils aient vécu avant la venue de Jésus ou après. L’Écriture emploie plusieurs autres images pour décrire le peuple de Dieu (troupeau, ville, etc.) ; chacune cependant éclaire un aspect particulier. Manifestement dans celle de l’olivier il s’agit du développement terrestre et historique de cette entité, la croissance étant la caractéristique qui frappe premièrement dans un arbre. A ce compte les branches sont les éléments les plus récents, les nations, les racines les plus anciens à l’époque des patriarches, et le tronc… l’arbre lui-même. Que dire de plus ? c’est une image que Dieu lui-même a choisie, ne pas la comprendre entièrement ne nous donne pas le droit de la contester, et elle ne vaut que si Israël et l’Église forment un seul arbre.

        • Richard H.

          3) Je ne comprends pas le « dans ce cas » dans votre question (dans le cas où le dispensationalisme serait faux) sur les prophéties concernant Israël. Le fait de ne pas comprendre une partie de l’Ancien Testament est sans rapport avec la vérité ou la fausseté du dispensationalisme.

          Autrefois les anciens alchimistes passaient leur vie à essayer de changer du plomb en or. On sait aujourd’hui que leurs recherches étaient vaines ; mais ce n’est pas pour autant que l’on comprend ce qu’est la matière, au contraire les choses paraissent très complexes. De même on sait que le dispensationalisme est faux parce qu’Israël est réapparu en tant que nation et que l’Église n’a pas été enlevée. Si vous lisez un commentaire dispensationaliste écrit un peu après Darby au 19° siècle (Mackintosh) vous constatez que la réapparition de la nation juive était attendue après l’enlèvement de l’Église. En 1948 et les années suivantes, beaucoup de dispensationalistes ont commencé à compter 40 ans au plus pour l’enlèvement de l’Église. Nous en sommes aujourd’hui à quasiment 70 ans après la renaissance d’Israël, qui coexiste donc avec l’Église sur la terre : ça ne colle pas avec ce que disait le dispensationalisme. Conformément à l’espérance qui était celle de Paul, on s’attend par conséquent à ce qu’un jour Israël reconnaisse Jésus comme son Messie, l’Église étant toujours présente sur terre (d’ailleurs qui lui prêcherait si elle avait disparue). Ce n’est pas pour autant que l’on comprend parfaitement un livre prophétique comme celui de Daniel, ou d’Ezéchiel.

          Le dispensationalisme a fait son temps, les universités américaines de théologie ne l’enseignent quasiment plus.

          • Guy

            Bonjour Richard,
            1) Que Darby ait été influencé ou pas par X ou Y, m’est complètement égal, ce n’est pas la question. Ce qui m’a fait réagir, c’est d’écrire que Darby « le père du dispensationalisme ». Sur ce sujet Wikipédia n’est de loin pas complet. Par contre, qu’il ait largement diffusé cette théorie ne fait aucun doute, mais il n’en est pas l’initiateur.
            Je vous donne une piste:les premiers prémices de l’idée d’une dispensation remontent à Justin Martyr (110-165).
            En plus, il n’y a rien de secret (pourquoi employer un mot que la Parole ne cite pas ???), ni de retour comme je peux le lire ici et là, mais d’un « enlèvement » selon 1Thess 4:17, ce qui est complètement différent.

            Quand je fais de recherches, je ne me contente pas de Wikipédia, je consulte différentes sources pour me faire une idée selon ce que je peux comprendre par la Parole aujourd’hui.

            2) Où est-il parlé de l’Eglise dans cet exemple de l’olivier ? et n’y a-t-il pas confit entre la première et la dernière phase ?
            3) Tout au long de l’histoire de l’Eglise des personnes à des périodes différentes, (encore actuellement) ont fait certains calculs et hypothèses qui se sont toujours révélées fausses jusqu’à aujourd’hui.
            Se baser uniquement sur des prévisions fausses pour dire que tout l’ensemble est faux est assez réducteur.
            En plus le fait qu’il n’est plus enseigné dans les universités ou facultés de théologie même en Europe, ne veut pas dire qu’il a fait son temps.
            Nul besoin d’être docteur en théologie pour voir qu’il y a plusieurs périodes (si on ne veut pas parler de dispensation) spécifique dans la Parole.
            C’est ma conviction actuelle en plus de ce que j’ai déjà écrit.
            (1Cor 13:12)
            Ma question fondamentale demeure:
            Pourquoi un tel acharnement a essayer de démolir cette théorie ?

            Cordialement

          • Richard H.

            Bonjour Guy,

            Pour intéressante que soit la lecture de Justin Martyr, du Pasteur d’Hermas, de l’Apocalypse du Pseudo-Ephraem, les idées que suggèrent ces textes se situent en dehors de la base fondamentale du dispensationalisme, définie par ses propres supporters : une séparation complète entre Israël et l’Église, séparation dans leurs origines, séparation dans leurs destinées. Je ne vais pas m’étendre là-dessus, ce serait interminable, mais je veux bien vous révéler les raisons de l’opposition que rencontre aujourd’hui cette théorie eschatologique. Il y en a deux principales, selon l’âge.

            1) Chez les vieux, la passion dominante qui anime leur acharnement à démolir le dispensationalisme, dont vous avez pris bonne note, est celle de la VENGEANCE : ils ont été bernés par des années de prédication mensongère, et ils ne vont pas laisser les apparatchiks darbystes, pentecôtistes ou baptistes, qui les ont exploités, s’en tirer comme çà. Leurs sentiments vis-à-vis de Darby, Scofield et compagnie, ne sont pas sans analogie avec ceux des anciens communistes passés à l’Ouest, vis-à-vis de Marx, Lénine et la clique. Autrement dit ils ne seront satisfaits qu’avec la chute complète du dispensationalisme, qui est aussi certaine que celle du mur de Berlin.

            2) Chez les jeunes la passion dominante c’est le CSI (Clerical Selling Index, ou ascenseur ecclésiastique si vous préférez). L’eschatologie ne les intéresse pas plus que cela, ils ne sont pas acharnés à la démolition comme les vieux stakanovistes, mais le dispensationalisme est l’occasion de faire un bon carton facile, et d’augmenter leur score YRR (Young-Restless-Reformed). Beaucoup d’entre eux se disent d’ailleurs amillénaristes, ces histoires de pré-mid-post-trib leur sont assez indifférentes.

            Cher Guy, j’espère avoir éclairé votre lanterne psychologique, je ne vous dis rien des passions de l’autre camp puisque vous pouvez les sonder à demeure, et que de toute façon, c’est Game Over pour lui.

            Fraternellement,
            Richard

          • Guy

            On joue un peu sur les mots. En résumé, pour être clair et pour revenir au début de mon intervention:
            – On parlait déjà du dispensationalisme avant Darby, théorie qui a évolué par la suite. De ce fait Darby n’en est pas le père.
            Pour le reste, triste tableau qui ne fait pas honneur au Seigneur.
            Jusqu’à nouvel avis, l’origine d’Israël et l’origine de l’Eglise sont différentes.
            Et si ce n’était pas si faux que cela ?
            Les quelques échanges que nous avons sont très loin de me convaincre de changer d’avis. Cette théorie n’est pas parfaite, loin de là, comme les deux autres. Mais elle a aussi des côtés très positifs.

          • Richard H.

            Que l’histoire se divise en grandes périodes, ou époques, est une idée banale qui ne constitue pas à elle seule un système du monde. Darby est bien le père du dispensationalisme car c’est lui qui a systématisé les dispensations en les définissant et en les énumérant.

            Comme toutes les explications simplistes ce machin est évidemment faux. Prenez la « dispensation » de la conscience par exemple : ce n’est pas une période de l’histoire ! l’homme naît avec une conscience et doit toujours en répondre. La « dispensation » du gouvernement humain : c’est ridicule ! toute l’histoire est une histoire des gouvernements humains. La « dispensation » de la Loi ; mais cette Loi était pour les Juifs, la quasi totalité de l’humanité n’a donc jamais connu cette « dispensation » ! Bref il vaut mieux se dispenser des « dispensations » pour lire la Bible, et prendre connaissance de l’histoire des peuples ; ces mômeries peuvent séduire un temps quand on les entend pour la première fois, mais elles ne résistent ni au bon sens ni à la Parole de Dieu.
            Israël et l’Église ont une même origine ; le mot Église est d’ailleurs employé comme synonyme dans tout l’A. T., l’ecclésia c’est tout simplement l’assemblée.

            Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l’a vu, et il s’est réjoui.

            Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit: Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations. Il est notre père devant celui auquel il a cru, Dieu.

            C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

            Or quelle est cette cité céleste ? l’épouse !

            Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu.

          • Guy

            C’est votre avis, voici le contexte aux deux premières critiques:

            La dispensation de la Conscience
            La révélation biblique concernant ce régime se trouve dans Genèse 4:1 à 8:14. La plupart des dispensationalistes ont appris à désigner ce second régime comme celui de la Conscience. Ce titre reflète l’enseignement de Romains 2:15 et constitue effectivement une désignation appropriée pour la responsabilité qui incombait à l’homme à cette époque.
            Cependant, cette désignation ne suggère nullement l’inexistence de la conscience avant ou après cette période, de même que la dispensation de la Loi (reconnue par les théologiens de l’alliance eux-mêmes) n’implique nullement l’inexistence de la loi avant ou après cette époque.
            Ce terme signifie simplement qu’au cours de ce régime, le moyen principal par lequel Dieu gouverna l’humanité fut la conscience de l’homme et que la principale responsabilité de ce dernier consista à écouter sa conscience.
            Au cours de ce régime, l’homme était responsable d’obéir à Dieu en écoutant sa conscience. Entre autres, il devait offrir un sacrifice sanglant, conformément aux prescriptions de Dieu (Gen. 3:21 ; 4:4). Seuls quelques-uns sont mentionnés dans la Bible comme ayant obéi à Dieu. Abel, Énoch et Noé en particulier sont cités comme des héros de la foi.
            La Bible mentionne également ceux qui attirèrent le jugement de Dieu sur le monde par leurs mauvaises œuvres. Caïn refusa de se reconnaître comme pécheur, même lorsque Dieu l’avertit de façon répétée (Gen. 4:3, 7). Le meurtre fit son entrée sur la scène de l’histoire humaine. Des affections contre nature étaient très répandues (Gen. 6:2). Enfin, la violence et la corruption étaient universelles et les mauvaises pensées et envies continuelles (Gen. 6:5).
            La patience de Dieu (1 Pier. 3:20) prit fin, et il envoya le déluge comme un jugement contre la méchanceté universelle de l’homme. En même temps, Dieu intervint en grâce: « Noé trouva grâce — le premier emploi de ce mot dans la Bible — aux yeux de l’Éternel » (Gen. 6:8), et lui et sa famille furent sauvés.

            La Dispensation du Gouvernement Civil
            La révélation biblique concernant ce régime se trouve dans Genèse 8:15 à 11:9..
            Le personnage clé de ce régime fut Noé. Les révélations nouvelles de cette période comprenaient la crainte inspirée par l’homme aux animaux, l’autorisation donnée à l’homme de manger la chair des animaux, la promesse qu’il n’y aurait plus jamais de déluge universel, et l’institution de la peine capitale.
            Ce dernier point donne à cette dispensation son trait distinctif qui permet d’appeler cette dispensation celle du Gouvernement humain ou civil. En accordant à l’homme le droit d’ôter la vie à son semblable, il lui confia en réalité l’autorité de gouverner autrui. En effet, si un gouvernement ne peut infliger le châtiment suprême, son autorité demeure trop fragile pour protéger ses citoyens de façon adéquate.
            Presque aussitôt, l’homme démontra son incapacité à gouverner avec succès. En effet, Noé s’enivra et se montra incapable de diriger autrui. Ses descendants, au lieu d’obéir à l’ordre de Dieu de se disperser et de remplir la terre, choisirent de rester ensemble et de construire la tour de Babel afin d’atteindre ce but. En d’autres termes, les hommes substituèrent la communion entre eux à la communion avec Dieu.
            Par conséquent, Dieu jugea les hommes en faisant cesser la construction de la tour de Babel et en confondant leurs langages. Toutefois, Dieu intervint aussi en grâce ; il ne détruisit pas complètement les nations, mais choisit de faire grâce à Abraham et à ses descendants.

          • Richard H.

            Merci. Il aurait été plus simple de donner directement l’url https://fredericjoseph.wordpress.com/3-lidentite-des-dispensations/

          • Guy

            Je ne connaissais pas ce lien. Je n’ai rien à cacher, le livre qui résume assez bien mes différentes recherches, c’est :
            « Le Dispensationalisme – hier et aujourd’hui » de Charles Ryrie
            Édition originale publiée en anglais en 1965, révisée et augmentée en 1995
            Édition française, 1997 Le Messager Chrétien, Gatineau, Québec, Canada
            Je n’ai pas attendu sa sortie pour me forger ma propre opinion. Simplement j’ai appris encore certaines choses que j’ignorais.

  • Wilfried REGARD

    Dans son premier point,
    il dit « Le mot pour « rencontre » en 1 Th 4.17 (apantesin) est utilisé en Mt 25.6 et Ac 28.15. Dans les deux cas, il désigne une rencontre où une délégation rencontre un dignitaire et l’accompagne à l’endroit d’où ils sont sortis.  »
    C’est faux pour Matthieu 25, car les vierges ne reviennent pas sur leurs pas.
    D’après ce qu’on peut lire du mariage juif de l’époque, l’époux s’approche de la maison de sa fiancée mais n’y entre pas. La fiancée sort à sa rencontre et ils vont ensemble à la maison du père du fiancé.
    Donc sa conclusion est basée sur une erreur de compréhension.

  • Wilfried REGARD

    Dans son deuxième point,
    Il dit « le repos des justes est décrit en même temps que la punition des méchants. La vengeance des méchants et le repos de l’Église viendront le même jour, le jour du Seigneur »
    pour cela il s’appuie sur 2 thessaloniciens 1, mais apocalypse 20 montre bien que la chose se passe en deux temps.
    Or des passages qui parlent des souffrances du Seigneur Jésus et de sa gloire en même temps il y en a beaucoup, mais nous savons qu’il y a un décalage. Donc son argument est bancal car il occulte au moins un passage de la Bible, et fait un mauvais raisonnement.

  • Wilfried REGARD

    Au point 3, il dit « Le rassemblement des croyants avec Jésus et le jour du jugement, un seul événement »
    Là je suis d’accord avec lui, mais le premier précède toujours le second dans la description de cet événement, donc on peut bien le découper en 2 événements qui se suivent.

  • Wilfried REGARD

    Au point 4, il y a manifestement une confusion que font beaucoup de gens: mélange entre la colère contre le peuple juif, la tribulation des croyants et le jugement des incrédules.
    Ce sont trois choses différentes, la troisième est séparée des deux autres par le retour du Seigneur c’est assez clair dans les 3 passages cités par l’auteur.
    Mais en plus ceci contredit clairement le point 2 de l’auteur.

  • Wilfried REGARD

    Au point 6 l’auteur dit « L’exhortation à la vigilance perd tout son sens si la seconde venue est prévisible »
    Ceci est un raisonnement humain qui est assez loin de la parole de Dieu.
    Bien au contraire, nous sommes avertis à l’avance pour que nous soyons vigilant, car elle est prévisible:
    « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, en sorte que le jour vous surprenne comme un voleur; » (1 thes 5)
    « Voici, je vous l’ai dit à l’avance. … vous, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que cela est proche, à la porte » Matt 24,25 et 33
    « ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie ne soit arrivée auparavant » 2 thes 2,3

  • Wilfried REGARD

    Au point 7, l’auteur parle de persécutions en rapport avec apocalypse 3,10 « je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière, pour éprouver ceux qui habitent sur la terre »
    L’auteur oublie que ce texte ne parle pas des persécutions de l’église mais du jugement des incrédules, et là, oui, les fidèles sont séparés physiquement (Noé, Lot, Israël en Egypte)

  • Wilfried REGARD

    En point 9, l’auteur souligne une mauvaise compréhension de Matthieu 24,40-41. Sa compréhension me semble tout aussi mauvaise que celle qu’il dénonce, car ce passage se situe après le rassemblement des élus au moment du jugement du monde (en figure: le déluge cité juste avant)
    Je suis d’accord avec lui quand au sort de ceux qui seront pris, mais ceux qui restent ne sont pas l’église.

  • Wilfried REGARD

    Au point 10 La comparaison entre le jugement du monde et les juifs otés de Jérusalem lorsqu’elle fut détruite par nébucadnetsar est fausse: par exemple Daniel et Ezéchiel ont été amené à Babylone.

  • Wilfried REGARD

    Au point 11 l’auteur évoque la parabole de l’ivraie pour dire que le jugement arrive avant que les justes n’héritent du royaume. Or l’ivraie est certe liée en botte avant la moisson, mais elle est brûlée après…

  • Wilfried REGARD

    Au dernier point, Sa compréhension de la comparaison avec le déluge me semble légère, puisqu’il place le déluge comme retour du Seigneur, et donc où met-il l’arche ?
    Une bonne lecture place le déluge comme le jugement, et l’entrée de Noé dans l’arche comme le Seigneur qui reprend son église auprès de lui, donc avant.

    • Cher @wilfried_regard:disqus, merci de regouper tous vos commentaires dans un seul et de supprimer les autres.

      • Wilfried REGARD

        C’est ce que j’avais fait au départ, mais le commentaire a été supprimé 2 fois, en lisant le commentaire de Guy, je me suis dis que les commentaire trop longs étaient supprimés automatiquement.

  • Richard H.

    Il n’est guère possible de lier de l’ivraie en bottes sans l’avoir d’abord arrachée… de toutes façons, Paul déclare explicitement aux Thessaloniciens, dans sa deuxième épître, que leur réunion avec le Seigneur n’aura pas lieu avant l’apparition de l’impie ; puis il leur donne des caractéristiques qui permettront d’identifier ce fils de Bélial. L’Église connaîtra donc la période du dernier antéchrist, et souffrira sous sa persécution ; c’est précisément la raison de tous les avertissements que Jésus et Paul donnent concernant la fin des temps. L’ivraie ne sera séparée du blé qu’à l’heure de la moisson ; le mariage et la fête n’auront lieu qu’après la victoire, l’inverse n’aurait aucun sens, c’est évident.

    Le débat est inutile pour convaincre, mais il est efficace pour agacer et jeter le doute. C’est là ce qui est essentiel pour les chrétiens, relativement au retour du Maître, qu’ils ne soient sûrs de rien, sinon de son amour. Lui-même leur déclare :

    Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme.

    Veillez donc : car vous ne savez point quand le Seigneur de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou à l’heure que le coq chante, ou au matin… etc. etc.

    Mesuré à cette aune, le dispensationalisme pré-tribulationiste, qui se flatte d’être certain de passer sept années au paradis, pendant que les autres croyants en baveront sur terre, est clairement disqualifié. Il réclame le monopole de la piété parce qu’il croit que l’enlèvement peut intervenir à tout moment, tandis que les autres attendent l’antéchrist… Savoir que quelque chose vient n’est pas la même chose que de l’attendre ; ensuite, sauf promesse particulière, la mort aussi peut survenir à tout moment. Et c’est précisément ce qui est arrivé au dispensationalisme : il est mourant, sinon déjà mort.

    • Guy

      « être sur de rien » c’est une nouvelle tendance du monde évangélique qui se nomme « L’église émergente ».
      Ma foi se repose sur les promesses de Dieu qui sont dans la Bible et rien d’autre.
      Selon ma compréhension des écritures l’enlèvement concerne TOUS les vrais croyants et cela est écrit dans la Bible par 2x, non ? Là, ce n’est pas un événement inventé.
      Alors qui sont les « autres » croyants ?
      Qui réclame le monopole de la piété? Il n’y a qu’à voir l’état des églises actuelles.
      Exposer un point de vue, à ma connaissance n’est pas l’imposer.
      Je ne comprends pas la virulence de votre dernier paragraphe.
      Relisez mon premier post.

      • Richard H.

        Cher Guy,

        Ce post ne vous visait pas quant au monople de la piété et de la certitude, mais puisque vous posez la question :  »
        Alors qui sont les autres croyants ? » Ceux qui traversent la grande tribulation, bien sûr ! dans l’optique dispensationaliste :

        Et l’un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus? Je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.

        Ceux-là n’ont pas été enlevés, ils ne font pas partie de l’Église, ils ne sont pas l’épouse de l’Agneau, mais des amis juste, d’après la doctrine pré-trib.

        • Guy

          Une erreur de plus:
          JAMAIS dans cette doctrine il n’est fait mention qu’il y aurait des croyants faisant partie de l’église dans la période que nous vivons, qui ne seraient PAS enlevés.
          Alors qui sont les conviés d’après vous ?

          • Richard H.

            C’est vous qui vous trompez la doctrine pré-tribulationiste enseigne que l’enlèvement de l’Église a lieu au début du chapitre quatre de l’Apocalypse : « Monte ici ». Tout le reste du livre ne concerne donc plus l’Église, d’après son interprétation. La note Scofield suivante atteste que les chrétiens du chapitre sept, qui ont enduré la tribulation et lavé leur robe dans le sang de l’Agneau (!) ne sont pas considérés par les pré-tribulationistes comme faisant partie de l’Église :

            They are not of the priesthood, the church, to which they seem to stand somewhat in the relation of the Levites to the priests under the Mosaic Covenant.

          • Richard H.

            L’appartenance à l’Église de Jésus-Christ est déterminée non par notre date de naissance, mais par notre relation à Lui : est-il notre Sauveur et Seigneur. Abraham, qui est né bien avant la Pentecôte des Actes, fait partie de l’Église, ayant vu de loin le jour de Jésus-Christ, et accompli son pélerinage vers la Cité céleste.

            La multitude en provenance, de toutes nations, tribus, peuples et langues, qui a traversé la grande tribulation, et reconnu Jésus comme Sauveur, appartient à l’Église ipso facto. Ce n’est ni Darby, ni Scofield, ni le Pape, qui décident du critère pour pouvoir s’asseoir à la table de noces, mais la foi en Christ seule.

            Petite anecdote : Jusqu’en 1845 Darby enseignait que l’enlèvement de l’Église aurait lieu trois ans et demi avant le retour en gloire du Seigneur et le situait au ch. 12 de l’Apocalypse. Les croyants du ch. 7 étaient donc encore autorisés à faire partie de l’Église. Ce n’est que plus tard qu’il l’a déplacé au ch. 4, au grand dam de ceux qui traverseront la grande tribulation. Ainsi va le dispensationalisme, changeant comme cela l’arrange les tenants et les aboutissants de ses fameuses dispensations, et prétendant ensuite que cela coule de source du texte.

          • Guy

            Vu sous cet angle….
            On lisse tout et c’est en théorie plus simple.
            On élimine toutes les prophéties (actuelles et futur ) de l’AT concernant Israël.
            « il a vu de loin » et il a été baptisé par le St-E. selon 1 Cor 12 ?
            Actes 2, 1Cor 12:13, Eph 5 etc. seraient à supprimer…
            Cela fait quand même beaucoup.

            « le fait de sa venue pour les siens, ou l’enlèvement de l’Assemblée à un certain moment, n’est pas indiqué. »
            Extrait de: J. N. Darby. « Études sur la Parole de Darby. Apo ch 4»

            Merci pour cette réponse claire de votre part, qui me confirme ce que je pensais et à laquelle je ne peux adhérer. Qui aura raison?
            Pour ma part, c’est complètement égal, tous ceux qui sont sauvés par la grâce et par la foi seront un jour avec le Seigneur et « chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu » Rom. 14:12

            Une simple lecture de la Bible nous montre qu’il y a quand même des périodes différentes:
            1. Avant la Chute ;
            2. Entre la Chute et Moïse ;
            3. La Loi ;
            4. La Grâce ;
            5. Le Royaume millénaire.

            Même si je ne suis pas d’accord avec des personnes qui pensent
            différemment, cela ne m’empêche pas de les respecter, que cela soit vous, Matthieu, Stéphane (qui font un super boulot) ou autres.
            Croire que nous sommes plus intelligents et plus « éclairés » que les croyants du réveil même avec leurs défauts, nous faisons fausse route.
            Ouvrons les yeux sur l’état de nos églises.
            Nous sommes loin de Philip. 2:3 et du nom de ce site.
            N’oublions jamais 1 Cor 13:12
            Pour moi, le sujet est clos. Continuer sur deux voies parallèles n’amènent à rien.
            Bien fraternellement.

    • Wilfried REGARD

      L’antichrist est déjà dans le monde, Jean le disais déjà de son temps: « et tout esprit qui ne confesse pas Jésus Christ venu en chair n’est pas de Dieu; et ceci est l’ esprit de l’antichrist, duquel vous avez ouï dire qu’il vient, et déjà maintenant il est dans le monde. »

      « Celui qui s’élève contre tout ce qui est appelé Dieu », ne reconnaissez-vous donc pas notre nation, nos penseurs, nos média, nos chefs d’états ?

      Je ne suis pas dispensationaliste, je crois qu’il n’existe qu’une seul sorte d’élus, qui regroupe les croyants depuis Adam jusqu’à la venue de Christ.

  • Guy

    Voilà une conclusion que je viens de lire et à laquelle j’adhère pleinement:

    Chacun des quatre systèmes a des aspects positifs et d’autres discutables.
    Aucune vue n’est parfaite parce que nous ne connaissons qu’en partie.
    Chaque système compte, parmi ses défenseurs, des chrétiens pieux, compétents et respectueux de l’autorité de Bible. Chaque interprétation l’Apocalypse 20 peut avoir une valeur spirituelle.
    La pire des conclusions que nous pourrions tirer de l’étude des prophéties serait de faire des divergences d’opinions eschatologiques un motif de division ou de lutte contre d’autres chrétiens respectueux de la Parole de Dieu – ce qui a malheureusement souvent été et (est encore)le cas.
    Mais, comme l’a constaté la déclaration des professeurs de la Faculté de théologie évangélique de Vaux-sur-Seine, les points d’accord entre les quatre systèmes sont plus nombreux et plus importants que les divergences «Le but principal de la prophétie n’est pas de répondre à toutes nos questions relatives à l’avenir, mais de rendre le peuple de Dieu capable de vivre dans le temps présent à la lumière de l’avenir (2 Pi 1.19) ›› (G.E. Ladd. «La prophétie nous a été donnée, non pour notre curiosité, mais pour sanctification ›› (Dr Pusey).

    (Encyclopédie Des Questions p.392 de Alfred Kuen Editions Emmaüs)

    • Richard H.

      Oui, mais c’est une conclusion tronquée : Alfred Kuen est bien connu parmi les frères pour avoir abandonné le dispensationalisme, et avoir été fortement critiqué par eux, à l’époque. Que l’on ne doive pas se diviser sur ces questions, c’est entendu ; cependant certaines églises indépendantes, baptistes souvent, mettent dans leur confession de foi que l’Église sera enlevée avant sept ans de tribulation ; vous ne pouvez pas en être membre si vous ne signez pas :

      Institut Biblique Baptiste Libre http://institutbibliquebaptistelibre.org

      Une présentation compréhensive des divisions majeures dans la Bible soulignant le caractère des alliances bibliques, les caractéristiques et les distinctions des dispensations ayant à la clé le système d interprétation prémillénariste. Ce cours montre aussi la supériorité du dispensationalisme sur tout autre système théologique d’interprétation.

      Institut Biblique et Pastoral Baptiste http://ibpb.org

      Nous croyons que le Seigneur Jésus-Christ reviendra à l’improviste sur les nuées pour enlever Son Église. Alors s’abattra sur la terre une période de tribulations pendant laquelle l’antichrist règnera avant que Christ revienne en gloire corporellement et visiblement sur la terre pour lier Satan, rassembler la nation d’Israël et établir le royaume du millénium qui précède les jugements et l’état éternel.

      L’inverse n’est pas vrai, il n’y a pas à ma connaissance d’église ou d’école biblique qui vous rejette si vous croyez à l’enlèvement pré-tribulationiste.

      • Guy

        « .. (est encore) . » C’est moi qui l’ai rajouté. Ce que vous confirmez.
        1) Pour AK, peut-être, je ne sais pas. Ce que je regrette, c’est souvent la violence des critiques des deux côtés.C’est uniquement de l’orgueil.
        2) Je lis nulle part dans la Bible qu’il faut signer pour être membre d’une église.
        3) Je ne pourrais pas être aussi affirmatif que vous dans votre conclusion.
        Bonne journée.

  • Soccio

    Il est d’abord important de comprendre l’objectif de la Tribulation. D’après Daniel 9.27, une soixante-dixième « semaine » (d’années) est encore à venir. Toute la prophétie des 70 semaines (Daniel 9.20-27) fait référence à la nation d’Israël. Il s’agit d’une période au cours de laquelle Dieu s’intéressera particulièrement à Israël. Cela doit donc être le cas aussi de la soixante-dixième semaine, celle de la Tribulation. Cela n’implique pas nécessairement que l’Église ne sera plus présente, mais on peut se demander pourquoi elle le serait.

    Le principal passage des Écritures faisant référence à l’Enlèvement est 1 Thessaloniciens 4.13-18, qui dit que tous les croyants vivants et morts rencontreront le Seigneur Jésus dans les airs et seront pour toujours avec lui. À l’occasion de l’Enlèvement, Dieu retirera son peuple de la terre. Quelques versets plus loin, en 1 Thessaloniciens 5.9, Paul dit : « En effet, Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à la possession du salut par notre Seigneur Jésus-Christ. » Le livre de l’Apocalypse, consacré essentiellement à la période de la Tribulation, est une prophétie qui annonce comment Dieu répandra sa colère sur la terre. Il semble incohérent que Dieu promette aux croyants qu’ils ne subiront pas sa colère, pour ensuite les laisser sur terre pendant la Tribulation. Le fait que Dieu promette de délivrer les chrétiens de la colère peu après leur avoir promis de les retirer de la terre établit un lien entre les deux événements.

    Un autre passage crucial pour la chronologie de l’Enlèvement est Apocalypse 3.10, où Christ promet de délivrer les croyants de « l’heure de la tentation » à venir sur la terre. Il y a deux explications possibles : soit Christ protégera les croyants au milieu de cette tentation, soit il les en délivrera. Les deux interprétations du texte grec sont valides. Il est cependant important de comprendre de quoi Dieu promet de garder les croyants : non seulement de la tentation, mais de l’heure de la tentation, de la période pendant laquelle celle-ci surviendra, c’est-à-dire de la Tribulation. L’objectif de la Tribulation et de l’enlèvement, ainsi que le sens d’1 Thessaloniciens 5.9 et d’Apocalypse 3.10, appuient tous clairement la position prétribulationaliste. Si nous interprétons la Parole de manière littérale et cohérente, cette position est l’interprétation la plus biblique.