Quelques conseils pour vivre le contentement

L’enseignement de la Bible s’oppose à deux faux évangiles, que l’on rencontre souvent: l’Évangile de la prospérité, qui dit que Dieu veut que nous soyons riche et en pleine forme et l’Évangile de la pauvreté qui dit que Dieu veut que nous soyons pauvres et misérables.

La Bible présente une troisième voie, celle du contentement.

C’est probablement le passage le plus connu à propos du contentement: « Je ne dis pas cela en raison d’un manque ; moi, en effet, j’ai appris à me contenter de l’état où je me trouve. Je sais vivre humblement comme je sais vivre dans l’abondance. En tout et partout, j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans le manque. Je peux tout en celui qui me rend puissant. » (Ph 4.11–13)

Mais comment vivre le contentement au quotidien? Comment se contenter toujours plus de ce que Dieu nous donne? Voici 7 conseils pour y arriver.

1. Cultiver de bonnes priorités

Nos priorités révèlent notre cœur. Dans ce célèbre passage du sermon sur la montagne (Mt 6.25-34), Jésus nous dit qu’en fait il n’existe qu’une priorité pour nous: celle de rechercher le royaume et la justice de Dieu. Tout le reste, Dieu nous le donnera, parce qu’il sait ce dont nous avons besoin (Mt 6.32).
Cultiver de bonnes priorités, c’est de rechercher premièrement les choses d’en haut (Col 3.1). Le contentement ne viendra que lorsque nos priorités seront celles que Dieu nous donne.

2. Cultiver une image juste de Dieu

Quelques versets plus loin (Mt 7.7-11), Jésus nous rappelle que notre confiance en Dieu se fonde sur la personne et le caractère de Dieu. Si nous pouvons lui faire confiance et nous contenter de ce que nous avons, c’est parce que nous savons que Dieu est bon et qu’il est pour nous un Père.
Qui est Dieu nous aide à nous contenter de ce qu’il nous donne. Comment un Dieu bon comme Lui ne pourrait-il pas nous donner tout ce dont nous avons besoin? Notre confiance en Dieu va alimenter notre contentement.

3. Reconnaitre que tout nous vient de Dieu

Jacques nous le rappelle avec force: « Toute grâce excellente et tout don parfait » nous viennent de Dieu, à cause de qui il est (Ja 1.16-17). Pour Jacques, cette pensée doit nous garder au jour de la tentation et de l’épreuve (Ja 1.2-15).
En reconnaissant que tout nous vient de Dieu, qui bien souvent nous bénit tellement au-delà de nos besoins primaires, nous cultivons le remède au mécontentement, la reconnaissance. Bénir Dieu pour ses bienfaits qui manifestent sa bonté nous garde d’aller chercher ailleurs ce dont nous pensons avoir besoin ou envie.

4. Nous rappeler de notre condition

Nous partirons du monde comme nous sommes venus: nus (Job 1.21); sans rien pouvoir en emporter (1 Tim 6.7). Savoir cela nous aide à relativiser ce que nous voulons rechercher. Recherchons-nous les richesses matérielles et éphémères, ou les richesses spirituelles et éternelles? (Mt 6.19-21)
Nous sommes étrangers et voyageurs sur cette terre. Ne ralentissons pas notre passage en nous chargeant de ce qui ralentirait notre course.

5. Reconnaitre nos vrais besoins

Ceux qui veulent s’enrichir, dit Paul à Timothée, tombent dans la tentation, dans le piège et beaucoup de désirs insensés et pernicieux. Le résultat? La ruine et la perdition (1 Tim 6.9). L’antidote à ce piège? Se contenter de ce que l’on a, en reconnaissant nos vrais besoins (1 Tim 6.6-8).
Reconnaitre nos besoins nous garde de chercher plus que ce que Dieu nous donne. Pour parler de nos besoins, Paul fait le lien avec les paroles de Jésus sur le vêtement et la nourriture (comparer 1 Tim 6.8 et Mt 6.25-26). Encore une fois, Dieu sait ce dont nous avons besoin. Confondre nos besoins légitimes avec nos désirs pernicieux mène au mécontentement.

6. Cultiver la dépendance à Dieu

La richesse peut faire naitre l’orgueil (Dt 8.12-14; Jé 9.22) et nous détourner de Dieu. Mais la dépendance à Dieu mène à l’humilité et au contentement. Si je dépends entièrement de Dieu, alors tout ce qu’il me donne, le nécessaire comme au-delà sera un sujet de reconnaissance.
Dépendre de Dieu, c’est chasser le doute par la foi; c’est marcher par la foi et non par la vue. Dépendre de Dieu, c’est regarder à Dieu et non aux circonstances. C’est Dieu le maitre de nos circonstances.

7. Nous rappeler que Dieu pourvoira à tous nos besoins

À la fin, il faut se rappeler d’une chose: « Mon Dieu comblera tous vos besoins selon sa richesse, dans la gloire, en Jésus-Christ. » (Ph 4.19)
Loué soit Dieu pour les richesses dont il nous comble!

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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