5 caractéristiques de l’esclave de Christ

Il y a quelques temps, je publiais un article sur 6 caractéristiques du disciple de Jésus-Christ. Récemment, je suis retombé sur les 5 caractéristiques de l’esclave données par Roy Hession, dans son magnifique livre, Le chemin du calvaire.

Roy Hession:

Comment pouvons-nous être, dans la pratique, serviteurs de Jésus-Christ? Dieu m’a parlé, il y a quelque temps, par le passage suivant (Luc 17.7-10):

Qui de vous, s’il a un serviteur qui laboure ou fait paître les troupeaux, lui dira, quand il revient des champs: Viens tout de suite te mettre à table? Ne lui dira-t-il pas au contraire: Prépare-moi le repas, mets-toi en tenue pour me servir, jusqu’à ce que j’aie mangé et bu; après cela, toi, tu mangeras et boiras. Aura-t-il de la reconnaissance envers ce serviteur parce qu’il a fait ce qui lui était ordonné? Vous de même, quand vous avez fait tout ce qui vous a été ordonné, dites: Nous sommes des serviteurs inutiles, nous avons fait ce que nous devions faire.

Je trouve dans ce texte cinq caractéristiques de l’esclave:

1. Il doit accepter qu’on exige beaucoup de lui, qu’on le charge de toutes sortes de corvées, sans considération pour sa personne.

Après une journée de dur labeur dans les champs, le serviteur de la parabole doit préparer immédiatement le repas de son maître et le servir à table, avant même de prendre la moindre nourriture. Il le fait simplement, sans discuter et ne s’attendant à rien d’autre. Ah! Sommes-nous prêts à accepter cela? Nous murmurons si facilement! L’amertume envahirait bientôt nos coeurs si l’on nous demandait pareille chose. Or, en murmurant, nous agissons comme si nous avions des droits: l’esclave n’en possède pas.

L’esclave ne possède aucun droit.

2. Après avoir fait tout cela, il doit accepter de ne recevoir aucun remerciement.

Combien souvent nous avons de la considération envers notre personne quand nous servons les autres. L’amertume nous saisit lorsque nous les voyons accepter notre dévouement comme quelque chose de naturel, sans exprimer aucune gratitude.

L’esclave n’attend pas de gratitude.

3. Après avoir servi les autres, nous ne devons pas les juger.

Dans la parabole, le maître nous paraît égoïste. Sans doute! Mais l’esclave ne fait aucune critique, il n’accuse pas. Il est là pour servir, et peu lui importe que son maître soit égoïste ou non. Et nous? Peut-être acceptons-nous qu’on accumule les fardeaux sur nos épaules, peut-être acceptons-nous l’ingratitude, etc. Mais, intérieurement, nous reprochons à nos semblables leur individualisme. Cependant, le vrai serviteur reste insensible à l’égoïsme. C’est pour lui l’occasion de ressembler davantage à Jésus, qui fut le serviteur de tous.

L’esclave reste insensible à l’égoïsme.

4- Le vrai serviteur doit confesser qu’il n’est en définitive qu’un serviteur inutile, que Dieu et les hommes peuvent très bien se passer de ses services.

Il ne faut pas se lasser de reconnaître ce que nous valons: « Car je le sais: ce qui est bon n’habite pas en moi [dans ma chair].» (Romains 7:18). Notre coeur naturel est si orgueilleux et revêche qu’il ne peut rien produire qui puisse satisfaire notre Seigneur. Et, s’il nous arrive de faire « des oeuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance» (Éphésiens 2: 10), c’est le Seigneur Jésus habitant en nous qui les fait. Il nous a donné le « vouloir et le faire» (Philippiens 2 :13), ainsi toute la gloire de notre travail lui revient.

L’esclave reconnait qu’il est inutile.

5. Le cinquième point enlève à notre moi tout espoir de s’attribuer le moindre succès.

Le vrai serviteur doit savoir que toute la patience, toute la douceur et le soutien qu’il a montrés en se dévouant pour les autres, ne sont rien de plus que son devoir. Au commencement, Dieu créa l’homme pour qu’il soit son serviteur, et le péché de l’homme fut justement de refuser cela. Aussi, pour être réhabilité, il doit être de nouveau rétabli dans la position d’esclave. En l’acceptant, il ne fait rien de remarquable, puisqu’il a été créé et sauvé dans ce but.

L’esclave est sauvé pour servir.

Tiré de Roy Hession, Le chemin du calvaire, pp. 85-88

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Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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