Pourquoi, même en voyage, je ne suis pas content

On pourrait me dire: « Attends, tu te plains alors que tu es en voyage? Tu ne réalises pas la chance que tu as? » Exactement. C’est ce que m’a dit ma femme récemment. Ce qui m’a poussé à écrire cet article sur le contentement.

Le problème: voir ce qu’on a pas

Le problème, c’est qu’on est souvent mécontent. Peut-être particulièrement les français. Peut-être particulièrement moi. Mais tout le monde un peu, au moins. Alors que je suis en voyage, je trouve quand même des raisons de ne pas être content: le mauvais temps, notre budget trop serré qui ne permet pas des activités exotiques… 

En fait, le fait de ne pas être content ne dépend pas de ce que l’on a, ou pas. On trouvera toujours le moyen d’en vouloir plus et de ne pas être content de ce que l’on a. 

La solution: voir ce qu’on a

Je suis persuadé que le manque de contentement est lié au manque de reconnaissance. Si je considérais ce que j’ai plutôt que ce que je n’ai pas, je serais reconnaissant à Dieu pour ce qu’il me donne. 

[Tweet « Le manque de contentement est lié au manque de reconnaissance. »]

En plaçant la reconnaissance en premier, je place Dieu avant moi. Je considère sa bienveillance avant ma condition. Et je considère sa bienveillance dans ma condition. Comme bien souvent, c’est un problème de priorité. On croit que plus on est content, plus on sera reconnaissant. Alors qu’en fait, plus je suis reconnaissant, plus je serai content.

[Tweet « Plus je suis reconnaissant, plus je suis content. Pas l’inverse. »]

Un autre aspect de la solution consiste à considérer les autres. Par exemple, lors de notre séjour aux États-Unis, Donna et Charlie nous racontaient combien ils avaient attendu la pluie. Ils ont une plantation d’amandiers et la sécheresse de Californie était une menace pour leurs récoltes. Alors que nous voyions la pluie comme un rabat-joie, eux la voyaient comme une bénédiction.

La suite

Je prie davantage que Dieu me donne d’être content de ce que j’ai, plutôt que de demander ce que je n’ai pas. Si Paul disait aux Philippiens de se réjouir toujours dans le Seigneur (Ph 4.4), c’est parce qu’il avait appris à être content quelques soient les circonstances (Ph 4.11-12).

Quand on est en voyage, c’est peut-être plus facile de voir ce que l’on a (une épouse formidable, du temps à part, la beauté de la création, de nouvelles saveurs…). Mais le défi se place au quotidien. Dans la routine. Quand il nous faut nous rappeler, jour après jour, des bontés de l’Éternel. Dans les bons comme dans les mauvais jours, dire avec Jérémie (Lam 3.22-23):

Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées,
Ses compassions ne sont pas à leur terme;
Elles se renouvellent chaque matin.
Oh! que ta fidélité est grande!

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Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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