3 bonnes nouvelles pour Noël

Voici LA bonne nouvelle de Noël: en Jésus-Christ, le Fils de Dieu s’est fait homme pour venir nous sauver. En Jésus, Dieu vient parmi les hommes. Mais il ne vient pas dans toute sa gloire. Le Messie ne vient pas comme un guerrier conquérant. Il vient dans toute la fragilité et la vulnérabilité d’un bébé.

Mais, au fond, pourquoi l’incarnation est une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui? Je vous propose de tirer trois encouragements du texte de Matthieu 1.18-25.

1. En Jésus-Christ, Dieu fait ce qu’il a promis

Dieu n’oublie pas ses promesses. Matthieu veut vraiment nous faire comprendre cela. Le passage commence par « Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. » (v. 18)

Christ n’est pas le nom de famille de Jésus. Christ c’est un mot grec qui traduit le mot hébreu « Messie » et qui veut dire « oint ». Oindre quelqu’un, c’était lui verser de l’huile sur la tête. C’était une pratique courante dans l’Ancien Testament, par laquelle on marquait une fonction spéciale, comme les prêtres ou les rois. Mais quand on parlait du Messie, on pensait à autre chose. Le Messie, c’était l’homme que Dieu avait promis, celui qu’il avait choisi, celui qui devait naitre dans la lignée de David, celui à qui Dieu donnerait un règne éternel.

Ce que Matthieu veut nous faire comprendre dans le récit de ce matin, c’est que Jésus est le Christ. Il est celui qui avait été promis: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ. » (v. 16)

Et un peu plus haut, le premier verset du livre: « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham. » En une phrase, Matthieu nous dit: Jésus est le Christ, le Messie, le fils de David que Dieu avait promis. C’est aussi le fils d’Abraham, à qui avait été faite la promesse qu’en lui seraient bénies toutes les nations de la terre (Ge 12.1-3).

Quand nous fêtons Noël, nous célébrons la fidélité de Dieu qui, dans sa providence, a conduit toute l’histoire pour l’accomplissement de ses promesses.

2. En Jésus-Christ, Dieu nous bénit

Dieu parmi nous, c’était une promesse, mais c’est aussi la plus grande des bénédictions. Nous avons été créés pour être en relation avec Dieu. Notre vie et notre bonheur dépendent de notre relation avec Dieu.

À la création, Adam et Ève vivaient en parfaite harmonie avec Dieu. Mais cette harmonie a été brisée et la communion a été rompue. Depuis, l’homme ne peut pas s’approcher de Dieu. Mais, en Jésus-Christ, Dieu s’est approché de nous. Il est l’Emmanuel, Dieu avec nous (vv. 22-23). La naissance de Jésus anticipe la plus grande des bénédictions: un jour, nous vivrons dans la présence glorieuse de Dieu.

Quand nous fêtons Noël, nous célébrons la bonté de Dieu qui s’est approché de nous. Ce Dieu tout-puissant, transcendant, est aussi le Dieu immanent qui vient parmi nous. La venue de Jésus sur terre que nous fêtons à Noël est un avant-goût de la présence glorieuse dont nous serons éternellement bénis lors de son retour et du rétablissement de toutes choses.

3. En Jésus-Christ, Dieu compatit

Tout le récit de Matthieu le souligne: c’est bien un bébé qui nait dans la famille de Marie et Joseph. Jésus-Christ est un homme. C’est une bonne nouvelle, parce que cela veut dire qu’il peut nous comprendre. La Bible nous dit que parce que Jésus-Christ s’est rendu semblable aux hommes, il est plein de bonté et peut comprendre ceux qui souffrent et qui sont tentés.

Jésus n’a jamais péché, mais lui-même a souffert et a été tenté. Dans l’épître aux Hébreux nous lisons:

Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple. Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. (Hé 2.17-18)

Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, en vue d’un secours opportun. (Hé 4.15-16)

Quand nous fêtons Noël, nous célébrons la manière dont Dieu peut nous comprendre, parce que son Fils a vécu une vie semblable à la nôtre. La faiblesse de la condition humaine partagée par le Fils nous encourage: nous pouvons être assurés que notre faiblesse n’est pas méprisée, mais qu’elle est accueillie avec la compassion de celui qui siège sur le trône de la grâce.

Matthieu Giralt

Matthieu Giralt est le directeur de ToutPourSaGloire.com. Il est pasteur dans l'Est de la France. Il est titulaire d’un DNSEP de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, et d’un Master de recherche de la Faculté Jean Calvin. Il est le mari d’Alexandra, ils ont deux fils.

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