#Transmettre: 4 questions à Guillaume Bourin

Cette semaine, je suis avec mon frère et ami Guillaume Bourin (dont je signale l'excellent blog Le Bon Combat) au Texas, où il étudie la théologie à Southwestern Baptist Seminary.

Entre une discussion de théologie et un plat de nachos, j'en ai profité pour lui poser quelques questions à propos de la formation théologique #Transmettre.

1. Comment le projet #Transmettre est-il né?

Il faut tout d’abord signaler que des initiatives similaires à #Transmettre existent en France depuis plusieurs années. Mentionnons, par exemple, la formation Éphèse organisée en région Toulousaine, qui connait un grand succès depuis plusieurs années maintenant, ou encore celle organisée par les Églises de Réseau FEF à Grenoble.

Le projet #Transmettre est né de notre rencontre avec Stuart Sheehan, le président de Word Hope Bible Institute. Cette organisation noue des partenariats avec les plus grandes facultés évangéliques anglo-saxonnes dans le but d’envoyer des universitaires chrétiens enseigner partout dans le monde. Stuart nous a présenté les formules d’institut biblique qu’il organisait, et nous avons convenu de faire une session d’essai à Paris.

La première session a eu lieu en Novembre 2013 à l’Eglise Evangélique de Paris Télégraphe, et la formule a remporté l’adhésion de la cinquantaine de participant présents. Nous avons donc décidé de prolonger ce projet et de lancer #Transmettre.

 

2. Quels sont les objectifs d’une formation #Transmettre?

La vision de #Transmetttre est d’unir le monde académique et l’église locale dans le cadre d’une formation théologique gratuite et de qualité. Ces formations sont ouvertes à tous.

Le cursus #Transmettre s’articule autour de 16 modules: un tronc commun de 14 cours (par ex.: Herméneutique, Sotériologie, Christologie, etc.), et deux cours de spécialisation ou de pratique qui sont laissés au choix du participant (Évangélisation, Islam, Éthique, etc.).

La formation est diplômante: à l’issue de sa participation à l’ensemble des modules, l’étudiant reçoit un DipMin (Diploma in Ministry, Certificat).

Une session #Transmettre est généralement organisée sur un week-end. Il s’agit d’un temps intensif de formation et d’interactions avec les professeurs. Ces derniers enseignent dans des facultés du monde entier, et sont à minima titulaires d’un Master en Théologie (ou en cours de validation).

À titre d’exemple, lors de la première session, nous avons accueillit Chuck Lawless, Professeur de Missiologie et doyen de la faculté Southeastern, en Caroline du Nord.

 

3. Il y a peu, un groupe de discussion #Transmettre a été créé sur Facebook. Quel est le lien avec ces formations?

Il faut considérer ce groupe comme un forum de discussion théologique. Il est ouvert à tous et animé par des organisateurs et des professeurs du réseau #Transmettre.

L’idée initiale était d’ouvrir un espace dédié aux échanges réservé aux participants de nos formations. Nous avons finalement élargi le public, et nous avons été très surpris de voir la nature et le nombre des questions que les croyants de nos églises se posent!

Le groupe #Transmettre est également un lieu où les opportunités de formation théologique et autres conférences peuvent être relayées. Si vous n’en faites pas encore partie, n’hésitez pas à le rejoindre.

 

4. Donne nous 3 raisons pour lesquelles nous devrions nous joindre à une formation #Transmettre?

Je profite de cette question pour vous dire que la prochaine session aura lieu à Montreuil (93) du 8 au 11 novembre 2014. L’inscription est obligatoire et gratuite en cliquant sur ce lien.

À mon sens, voici trois bonnes raisons de participer à une telle formation :

  1. En raison du contenu et de la qualité des cours proposés. Ces cours sont à la fois accessibles et d’un niveau équivalent à ceux qui vous sont apportés en Institut Biblique. Ne vous y trompez pas: la formation #Transmettre est exigeante. Mais le jeu en vaut la chandelle.
  2. Parce que cette formation est absolument gratuite. Songez que même les repas du midi vous sont offerts, grâce aux dons que nous recevons. Ce serait vraiment dommage de se priver d’une telle opportunité.
  3. Parce qu’une telle formation est une opportunité supplémentaire de découvrir vos dons et votre appel. Vous n’avez peut être jamais pensé à vous former dans le but de servir à plein temps. Les formations #Transmettre sont un avant goût de ce que les étudiants en théologie à plein temps expérimentent au quotidien.

 

Et si, vous aussi, vous étiez appelés?

Matthieu Giralt

Disciple de Jésus-Christ, Matthieu est marié à Alexandra. Il est diplômé de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux et de l’Institut Biblique de Genève. Pasteur dans une Église à Étupes. Étudiant à la Faculté de Théologie Jean Calvin. Il fait aussi partie de Majestart. Ses sujets favoris? La #culture, l’#art, la #mission, et parler de Jésus!

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  • Nico dit :

    Je trouve cela cool, cette opportunité pour de nouvelles personnes de se lancer dans l’étude de la théologie. Mais j’aurais du coup une question un peu iconoclaste :
    pourquoi lancer une nouvelle formation gratuite en faisant venir des professeurs de l’étranger, ce qui a un coût important et risquerait d’entretenir le mythe que l’éducation ne coûte rien, avec un risque de méconnaissance de notre culture, au lieu de travailler avec les facultés et instituts francophones d’Europe occidentale ? Dans la mesure où ils ont des formations de qualité mais ne sont pas forcément très bons en communication et ont parfois du mal à les « vendre », les talents de rassembleur de Guillaume pourraient leur être utiles…

    • guillaumebourin dit :

      Hello Nico,

      Merci pour tes questions & remarques très pertinentes.

      L’intérêt que nous avons porté pour Word Hope a été largement motivé par le fait que cette formation est déjà existante et a fait ses preuves dans différents pays. Les 14 modules du tronc commun et toutes les spécialisations existent déjà, et leur traduction est cours de finalisation. En d’autre terme, ils nous fournissent les ressources et les professeurs clé en main.
      D’autre part, nous leur présenté ce que savions déjà faire, notamment en matière d’apologétique, et nous avons réalisé que plusieurs passerelles étaient possibles.

      Ce qu’il faut que tu gardes en tête, c’est que #Transmettre vise essentiellement des actifs, des personnes qui ne se seraient pas nécessairement engagées dans un cursus plus traditionnel.
      Je t’avouerais que nous espérons bien, au travers de ces formations, détecter et motiver des candidats prêts à s’engager dans un cursus plus long. Et c’est là que les Instituts Bibliques francophones entrent en scène.

      En réalité, ce n’est pas nouveau. Voilà maintenant quelques années que nous fonctionnons en réseau informel, notamment sur Paris, et nous avons vu plusieurs jeunes et moins jeunes s’engager dans un processus de formation via une structure francophone.
      Les formations #Transmettre permettront, je l’espère, d’accentuer cette dynamique et d’envoyer davantage de candidats dans les structures francophones existantes.

      Enfin, sur la partie financière, je comprends ta remarque, mais nous ne pouvons pas faire payer cette formation. Ce sont des églises locales et des facultés qui la financent au travers de l’organisation Word Hope. Nous nous sommes engagés en retour à ne rien faire payer aux participants.
      Néanmoins, sache que depuis la toute première session, nous organisons une collecte libre à la fin de chaque module. L’argent récolté sert à payer certains frais de fonctionnement, et est ensuite intégralement reversé à la structure Word Hope.
      En terme de couts également, l’idée n’est pas d’inviter des professeurs américains uniquement. Notre souhait est qu’à très court terme, les professeurs soient majoritairement francophones.

      J’espère que cela peut répondre à tes interrogations.
      En Christ,

      Guillaume

  • Joel dit :

    Juste un petit correctif concernant la formation en région Toulousaine que j’ai eu la grâce de suivre pendant trois ans; il s’agit d’EFESE (www.efese.com) et non Ephèse, mais le modèle de trois ans est bel et bien inspiré de Paul qui a enseigné les anciens de l’Eglise d’Ephèse (Actes 20) pendant trois ans, jours et nuits… Mais rassurez-vous, efese ne se tient pas les nuits, mais seulement tous les samedis matins de 9h à 13h pendant trois ans. 🙂

    • guillaumebourin dit :

      Oups, désolé j’ai écorché le nom alors, Joel.
      Tu ne voudrais pas donner un petit témoignage de ce que ce type de formation t’a apporté ?
      Ce que nous faisons actuellement sur Paris est très proche.

      • Joel dit :

        C’était très formateur! Presqu’une seconde conversion pour moi. Je dois reconnaitre que je n’avais jamais pris le temps avant cela d’étudier sérieusement les doctrines et le contenu de la foi que je professais pourtant depuis 2 ans déjà. J’ai mûri, je crois, en connaissance et en piété grâce à l’Esprit de Dieu qui a donné à l’Eglise des pasteurs et des docteurs pour l’édification des saints. Les auteurs des livres qu’on devait lire comme devoirs (ce qui est devenu au final un plaisir et une passion) pendant la formation ont vraiment changé ma pensée en l’ancrant dans des vérités qui vous émerveillent, vous humilient, vous réforment et vous poussent à l’adoration. Je me souviens du premier livre d’efese que j’ai lu: « Les plaisirs de Dieu » par John Piper! Je me suis demandé par quelle ignorance je n’avais pas entendu parler de ce livre avant? Et au passage, j’ai commencé à aimer les doctrines de la grâce… mais bon, ça c’est toute une histoire.

        Charles Spurgeon disait que le discernement n’est pas tant de faire la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux qu’entre ce qui est vrai et ce qui est presque vrai. Et étudier la théologie, les merveilles de la nature et de la science de Dieu révélée pour nous, par grâce, en Christ permetttent de réformer notre sagesse et d’affiner notre discernement face à l’erreur de notre intelligenceilluminée par l’Esprit mais encore un peu obscurcie (« déjà mais pas encore ») et aux mensonges des faux docteurs dont plus d’une épître du Nouveau Testament nous mettent en garde. Je ne vais pas lister touts les bénéfiques sur notre vie quotidienne. Raphaël Charrier l’a déjà fait sur LeBonCombat il y a quelques temps.

  • Hanna dit :

    Bonjour,

    Le projet est intéressant mais par qui est-il porté exactement ? Quand vous dites « Le projet #Transmettre est né de notre rencontre » ; qui est ce « Nous » ?

  • Franck dit :

    Je pense qu’on gagnerait énormément à sérieusement considérer l’expérience d’une nation qui a envoyé pas mal de personnes non qualifiées moralement (d’après 1Tim3/Tt1) et incapables d’enseigner l’Évangile.

    Sans forcément rechercher la fonction, la qualification me semble une très bonne chose, oui. Qu’en penses-tu ?

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